La politique éducative de la mairie d’Amiens et du département de la Somme renforce les inégalités culturelles, sociales et économiques de notre territoire.

COMMUNIQUE DE PRESSE du 04 juillet 2016

En plus de diminuer le budget pour les transports scolaires, la municipalité d’Amiens a décidé de supprimer la piscine aux élèves des écoles maternelles pour faire des économies de transport. Ceci ne va pas favoriser la pratique sportive des enfants, bien au contraire !

A la rentrée prochaine, les familles vont également découvrir que le Département de la Somme a supprimé le chèque alimentaire qui permettait aux enfants des familles dont les revenus sont les plus bas (tranche 1 et 2) de manger gratuitement à la cantine ou de payer la moitié du prix des repas. Alors que les familles commencent à inscrire leurs enfants à la cantine pour la rentrée, les familles vont découvrir qu’elles devront payer l’intégralité des repas, la mairie ayant décidé de ne pas compenser le retrait du département. Pour certains enfants, le repas pris à la cantine est parfois le seul repas équilibré de la journée. Bien manger favorise la réussite éducative. Et, depuis la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, les enfants ont parfois un temps d’aide personnalisé sur le temps du midi qui ne leur laisse pas le temps de rentrer chez eux pour manger. Comment, les familles bénéficiaires des minima sociaux vont-elles pouvoir payer les factures de cantine ?

De plus, le département de la Somme a également décidé de ne plus verser l’aide aux communes pour les crèches. Les familles vont-elles aussi devoir payer pour compenser la disparition de l’aide du département si la ville d’Amiens décide d’augmenter les tarifs de crèche ? Ou choisiront-elles de garder leurs enfants à domicile, ce qui ne favorisera pas non plus la réussite éducative.

Les élus écologistes d’Amiens s’inquiètent de cette situation qui va mettre en difficulté financière les familles qui ont déjà bien du mal à payer leurs factures. Ces coûts supplémentaires pour les familles vont renforcer les inégalités culturelles, sociales et économiques. Elles ne vont pas favoriser l’insertion sociale et professionnelle des femmes puisque ce sont le plus souvent elles qui gardent les enfants en bas âge et cuisinent le midi lorsqu’il n’est pas possible de bénéficier de la cantine.

Contact presse : Marion Lepresle

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