Un label pour protéger L’abeille. ET NOUS !

Tribune des élu-e-s écologistes au Conseil d’Amiens Métropole, septembre 2016

abeilleBrigitte Fouré et Alain Gest aiment les labels. Une occasion que nous n’avons pas manquée suite au lancement du label APIcité® par l’Union Nationale des Apiculteurs Français.

Les élu-e-s écologistes du Conseil d’Amiens métropole sont donc heureux d’avoir fait voter à l’unanimité, un vœu encourageant la métropole à engager une démarche exemplaire dans la protection de nos abeilles et autres pollinisateurs sauvages.

L’enjeu est capital en termes de santé publique, économique et environnementale. Il concerne notamment l’interdiction d’utiliser des insecticides néonicotinoïdes responsables de troubles nerveux et endocriniens chez l’homme mais aussi de la mortalité inquiétante des colonies d’hyménoptères. En Europe, 85% des espèces cultivées dépendent de ces pollinisateurs professionnels et l’abeille rapporte plus de 150 milliards d’euros par an à l’économie agricole mondiale.

Mais en France, 300 000 colonies d’abeilles disparaissent chaque année et près de 30% des ruches sont menacées faisant de notre pays celui où la mortalité saisonnière arrive en tête.

Enfin, la production annuelle de miel a été divisée par deux en 20 ans alors que la France est 1ère pour la consommation de pesticides.

Notre agriculture doit changer de modèle. C’est aussi un enjeu local pour Amiens métropole, terre de jardins et de biodiversité urbaine ‘grandeur nature’ où il fait bon vivre. Au-delà de cette affiche et plus largement, la préservation de la ressource en eau, des milieux aquatiques et des insectes pollinisateurs doit devenir une réalité pour notre agglomération.

Nous pouvons agir. Pas seulement en soutenant l’installation de ruches ou la mise à disposition de terrain pour une agriculture urbaine et paysanne mais aussi et surtout en protégeant nos espaces naturels et nos terres agricoles, encore trop souvent victimes de l’étalement urbain.

Un enjeu qui va au-delà de la communication politique.

Marion LEPRESLE & Thomas HUTIN

NB : voir l’article du Courrier Picard sur ce sujet

AMIENS EN SOMME : Une rentrée des classes ou de classe ?

Tribune des élu-e-s écologistes au Conseil municipal d’Amiens, septembre 2016

4 enfants à table blanc

Après notre interpellation suite à des alertes de parents, les médias nationaux ont relayé la suppression de l’aide à la restauration scolaire pour les familles les plus fragiles de notre commune (3 000 familles) et de la Somme, alors que près de 60% des enfants habitent en quartiers prioritaires. Pour la même somme, Mme La Maire préfère investir dans de nouvelles illuminations de la verrière de la Gare ou celles de la Mairie.

Même si Mme La Maire se justifie en indiquant la possibilité pour les familles de se tourner vers le CCAS (sans augmentation de son budget), préférant ainsi l’aumône à la justice sociale, elle est assurée que comme pour les animations périscolaires payantes, beaucoup devront en silence enlever leurs enfants du temps du midi.

Quand nous interrogeons Mme Fouré et son adjointe sur la diminution plus que probable des inscriptions  à la cantine, elles ne savent ou ne veulent pas nous répondre. Nous appelons donc les familles concernées à se rapprocher du CCAS afin de demander une aide à la restauration scolaire pour leurs enfants. Comme nous avons réussi à les faire reculer sur leur volonté de réduire les transports scolaires ou l’accès à la piscine pour tous les élèves, seule une mobilisation citoyenne maintiendra notre ville unie et solidaire.

Ces mesures montrent le vrai visage de ces équipes de droite dont la communication ne s’accorde pas avec les actes, les choix budgétaires et qui au final détruisent la solidarité, l’éducation et l’avenir de nos enfants.

Comme pour le Conseil départemental de la Somme en charge des solidarités sociales qui préfère financer les ports de plaisance, hors de ses compétences. Et quitte à faire le buzz des télés nationales, sans complexe, il « dynamite par petits bouts façon puzzle » : restauration scolaire, planning familial,  aide aux personnes âgées … Bref, une solidarité bien classée.

Amazon, une bonne nouvelle pour Amiens ?

Amiens, le 05 octobre 2016

Les élu-e-s écologistes du Conseil Municipal d’Amiens et du Conseil de la communauté d’agglomération d’Amiens Métropole se réjouissent de l’arrivée d’Amazon sur notre territoire pour les retombées potentielles en termes de création d’emplois sans pour autant négliger les impacts de ce secteur d’activités sur les aspects sociaux et environnementaux.

C’est essentiellement le positionnement géographique d’Amiens et les prix attractifs des terrains disponibles qui sont les principales motivations de cette implantation. Cette zone, déjà saturée en terme de trafic routier, ne devra pas dans l’avenir attirer seule les projets des entreprises, afin de ménager les terres agricoles, d’équilibrer le territoire et de chercher à valoriser nos nombreuses friches industrielles recherchées par les professionnels de ce secteur.

Rappelons que le transport routier de marchandises, c’est le cas ici, représente plus d’un tiers de la consommation d’énergie du secteur transport en France. La route étant le mode le plus utilisé pour les livraisons en milieu urbain, cette activité est responsable de 35% des émissions de CO2 et contribue à accroître fortement le niveau de pollution atmosphérique et de nuisances sonores dans les villes. Et que dire des conséquences à venir sur le trafic, le stationnement ou encore sur la voirie puisque ce projet industriel prévoit l’arrivée de plus de 1000 poids lourds et près de 2500 voitures par jour ? Un plan de déplacement d’entreprise d’ampleur sera nécessaire pour diminuer l’impact des trajets des salariés.

Sur l’aspect social, nous jugerons sur pièce du respect des droits fondamentaux des salariés, des conditions de travail et de formation continue permettant la promotion sociale et l’évolution de carrière des personnes occupant les emplois peu qualifiés.

L’annonce tardive, sous couvert d’une soi-disante confidentialité, ne cache pas un plan de communication savamment orchestré par Amiens Métropole et préparé depuis plus de 15 jours, sans que les élus minoritaires n’aient été informés, qu’une enquête publique se soit déroulée quasiment en secret cet été et des aménagements routiers réalisés par Amiens Métropole dont nous ne connaissons pas l’ampleur financière.

Au-delà de la communication politique sur ce dossier comme pour d’autres, notre vigilance portera sur les impacts environnementaux et les conditions sociales, les responsabilités et apports de chacun,  et le droit à l’information des élus et de la population.