Réaction à la suppression des bandes cyclables rue de la République

Communiqué de presse du 28 novembre 2016 :

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Après les avoir qualifiés « d’emmerdeurs » et sans le renier, le Président d’Amiens métropole et adjoint à la voirie d’Amiens a décidé, sans concertation ni avec les riverains, ni avec les usagers de la voirie, de supprimer les deux bandes cyclables de la rue de la République.

Ses arguments d’un accident entre un automobiliste et un cycliste et la difficulté de sortir du parking donnent l’ampleur de la négation de la mobilité moderne et l’ignorance de la loi pour un élu également député. Veut-il également supprimer les trottoirs en cas d’accident avec un piéton ?

Faut-il lui rappeler que supprimer un aménagement cyclable et donc sécurisé, c’est augmenter le risque d’accident pour les cyclistes qui en sont les premières victimes. Et en quoi les cyclistes de la rue de la République bloquent ils les voitures en sortie de parking ?

Les aménagements précipités de la rue Lamarck auraient pu être un complément avec la rue de la République, ils seront en substitution.

Un affront de plus aux amiénois, cyclistes permanents ou occasionnels, qui ne souhaitent que circuler librement avec le maximum de sécurité, malgré de nombreuses attaques dont ils font l’objet : un Schéma Directeur des Aménagements Cyclables (SDAC) au rabais, le non aménagement de la rue Saint-Fuscien et de bien d’autres voies de circulation, la suppression de la DSP Buscyclette (vélos verts) et la plupart des missions de service public….

 Cette politique d’un autre âge, du tout-auto sans partage, ne créera que des conflits d’usages, un risque accru d’accidents et une pollution supplémentaire.

Vous pouvez ci-dessous relire les papiers du Courrier Picard qui suivent le sujet ou en cliquant ici, ici ou la.

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BHNS – demande de précisions

Questions orales déposées par notre groupe lors du Conseil d’agglomération d’Amiens Métropole du 10 novembre 2016 :

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Suite aux dernières réunions de concertation qui ont eu lieu à Amiens sur le Bus à Haut Niveau de Service et le réseau secondaire, les élus écologistes aimeraient avoir des précisions sur ce projet.

La concertation va-t-elle se poursuivre avec la population et jusqu’à quelle date ?

Quand commence l’enquête publique ?

Quels carburants allez-vous choisir ? Combien de lignes électriques ?

Quel pourcentage de site propre ?

Et enfin, qu’en est-il du financement du BHNS ?

NB : Nous n’avons pas eu de réponse écrite de la part du vice-président en charge des transports, vous pouvez retrouver son intervention en fin de séance rediffusée sur le site d’Amiens métropole (rubrique Institutions – Assemblées – Conseils métropolitains ou en cliquant ici).

Nous pouvons cependant faire quelques remarques sur ce que nous avons lu dans la presse et entendu lors du conseil :

– Le Courrier Picard se trompe en citant les kms de sites propres (voir édition du 16 novembre ici) : sur 48,4 kms de lignes de BHNS, 21,7 devraient être en site propre soit 12 kms sur les sites existants et 9,7 kms à créer de nouveau (soit 20%) et non 4 kms comme l’écrit le quotidien.

– Pour le vice-président des transports, le budget de 100 millions d’euros est le facteur limitant et la « mauvaise nouvelle est le coût du dépôt de bus sous évalué de 3 à 4 millions (pour 15 millions prévu initialement) ». Vont-ils devoir rogner sur les autres postes de dépenses : aménagements urbains? Qualité des bus? Kms de sites propres?

– Le vice-président reconnait aussi à demi-mots que la concertation sur le réseau secondaire, non obligatoire mais quand même souhaitable pour les déplacements du quotidien, a été bâclée « pas opposable, pas de dates à donner » mais que 2 à 3 réunions doivent être organisées dans les quartiers à leur demande. Si vous avez des infos, nous sommes preneur…

– Le Président Gest a rajouté qu’il souhaite « informer la population pour dire que c’est un projet de ville et pour justifier les perturbations dues aux travaux à venir ». C’est heureux non?

– Enfin toutes nos questions n’ont pas eu de réponses notamment sur le choix de la technologie de stockage de l’électricité, et sur l’avancement de la procédure de DSP.

Pour Amiens, emballé, c’est pesé !

Tribune des élu-e-s écologistes au Conseil d’agglomération d’Amiens Métropole, réuni en séance le 10 novembre 2016 :

doigtDepuis quelques temps, le Président Alain Gest semble avoir adopté le slogan de ses nouveaux amis d’Amazon. Comme eux, il apprécie que le travail soit vite expédié, sans discussion. Il en est ainsi pour le rapport annuel du Développement Durable (DD). Ainsi, quand on demande des précisions sur les critères qui permettent de mesurer les progrès, on nous rétorque par une colère froide qu’on ferait mieux d’applaudir des deux mains au lieu de poser des questions. De même pour 2017, les 8 dimanches  travaillés dans les commerces. On apprend même que la création d’emplois dans la logistique contribue au développement durable. On pourrait aussi parler du projet de « Bus à Haut Niveau de Service » dont la concertation connaît plutôt un niveau de service minimum avec seulement 20 % de sites propres supplémentaires, un réseau de bus dit secondaire au rabais et une priorité toujours au « tout Auto ».

A l’heure de la COP22 qui consacre l’importance des collectivités locales dans la lutte contre le dérèglement climatique, le président d’Amiens Métropole n’applique pas la même diligence pour régler ces questions d’avenir et créatrices d’emplois, préférant courir derrière l’ancien système plutôt qu’expérimenter des solutions alternatives. Il n’est jamais fait état des questionnements qui traversent notre époque. Peut-être un vent nouveau venu d’outre-Atlantique ? Il est vrai que le « climat » n’a jamais été aussi incertain…

Nous faisons ce que nous pouvons pour les sensibiliser mais pour eux, le Développement Durable n’est qu’un slogan qui sonne creux, un faire-valoir d’élus sans vision d’avenir, à part la leur.

Enfin, en guise de débat d’orientation budgétaire, nous écoutons les plaintes multiples et mesurons la faiblesse des inspirations de cette équipe pour demain qui se résument ainsi : pesé, vite expédié !

Pour un contrôle des logements à la découpe dans le Courrier Picard

Retrouvez ci-dessous les éléments de débat dans le Courrier Picard sur le phénomène de découpe des logements qui inquiète les habitants du quartier Saint-Pierre et d’habitat indigne suite à notre vœu « Pour un contrôle des logements à la découpe » présenté et rejeté par la majorité lors du Conseil municipal le 03 novembre 2016.

Courrier Picard du 14 novembre 2016 (merci à Benoît Delespierre)

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Courrier Picard du 30 septembre 2016 (merci à Thérézinha Dias)

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Notre développement confié pour 25 ans à une major de l’énergie

Tribune des élu-e-s écologistes suite au Conseil municipal du 03 novembre 2016 :

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© Atelier des Majots, EZIO BASILI Architecte Amiens

Ecologistes, nous considérons que les réseaux de chaleur sont des outils structurants de la transition énergétique, de la lutte contre la précarité énergétique et de l’aménagement durable du territoire.

Deux réseaux, un au Nord, un autre au Sud-Est, étaient jusque là gérés directement en Régie. Un projet avait été lancé sous le précédant mandat pour le développement du réseau de chaleur Sud avec une chaufferie Biomasse. Cette chaufferie pourrait déjà être en place pour cette nouvelle saison de chauffe et profiter à de nombreux usagers. Mais la majorité a tout stoppé et nous a fait perdre 2 ans ! Tout cela pour créer une SEMOP, un outil de « partenariat » public-privé forcément déséquilibré, créée par une loi récente de 2014, sans jurisprudence et qui ne semble pas faire beaucoup d’émules.

Après une longue procédure de plus d’un an, sans faire de véritable choix de développement sur les ZAC (zone d’aménagement concerté) et la Zone industrielle Nord, sans définir de notation objective des offres et de moyens de comparaison, la majorité de droite a décidé de confier notre développement à Engie (ex GDF-SUEZ) en retenant la proposition la plus chère et qui nous engage pour 25 ans, soit jusqu’en 2042 ! Un choix idéologique sans concertation que l’on peut résumer ainsi : « Vite confions tout cela au privé, à une « major » mondiale de l’énergie, de toute façon nous n’y comprenons rien. Et après on verra bien ! ». Mais les conséquences sur 25 ans seront pour les consommateurs qui risquent de ne pas bénéficier de l’énergie la plus propre et la moins chère. Nous avons voté contre cette délibération qui augure mal notre avenir.

Également à l’ordre du jour, un rapport sur le Développement Durable sans ambition et l’extension de l’ouverture des magasins à 8 dimanches en 2017 (7 en 2016, 5 en 2015). Notre proposition de vœu  pour un contrôle des logements à la découpe a été rejetée : le « laissez faire » de la droite !

NB: retrouvez à la rubrique « Dans la presse » les différentes communications sur ce sujet.

BHNS – Conférence de presse du 08 novembre 2016

Les écologistes élu-e-s et militant-e-s ont présenté lors d’une conférence de presse leurs questionnements sur le futur réseau de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS).

Favorables à ce projet, ils évoquent certaines inquiétudes discutées lors du Conseil d’Amiens Métropole du 10 novembre à l’occasion de notre question orale qui réclame des précisions avec nos premières remarques (voir notre rubrique Vœux & questions orales).

Retrouvez l’article du Courrier Picard du 9 novembre (ci-dessous) ainsi que les réponses de l’agglomération retenues par le quotidien dans son édition du 16 novembre (en cliquant ici).

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Intervention du 03 novembre 2016 sur France Bleu Picardie

thomafrancebleuRetrouvez (ici) l’intervention de Thomas Hutin concernant le choix du Conseil municipal de Brigitte Fouré (maire UDI) pour le délégataire du futur réseau de chaleur urbaine à Amiens (à partir de 4:50′).

A noter que la rédaction revient sur la publication le même jour d’un palmarès écologique 2016 réalisé par l’hebdomadaire La Vie et peu flatteur pour le département de la Somme et la région Picardie -> ici.

Le Courrier Picard ci-dessous fait aussi le point le même jour sur les différents arguments concernant ce dossier « brûlant »!

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Pour une démarche de suppression totale des polluants intérieurs dans les crèches, les centres de loisirs et les écoles d’Amiens

Question orale présentée par Marion LEPRESLE pour les élu-e-s écologistes.

Conseil Municipal du 3 novembre 2016 :

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Guide du construire sain

En décembre 2009 une étude Atmo Picardie sur la qualité de l’air intérieur dans deux crèches et une école d’Amiens Métropole (ici) avait montré la présence de produits toxiques, due à l’utilisation de produits d’entretien. Cette étude avait été présentée à l’ensemble des membres du Conseil de crèche d’alors, représentants de parents d’enfants et des directeurs de crèches amiénoises. Il s’en était suivi des mesures visant à supprimer les produits d’entretien dangereux pour les enfants des crèches.

 

Par ailleurs, plusieurs études de l’INRA (ici) soupçonnent que le bisphénol A, un composant chimique présent dans les biberons en plastique, peut être un perturbateur endocrinien c’est-à-dire qu’il pourrait être à l’origine de dérèglement des fonctions de reproduction. Nous avions alors décidé de ne plus utiliser de biberons au bisphénol A dans les crèches.

D’autres études, menées par exemple par le laboratoire universitaire Péritox et réalisées sur les pesticides dans l’alimentation, montrent aussi les conséquences néfastes sur la santé. Conscients de cet enjeu pour les jeunes enfants, l’équipe municipale d’alors avait fait le choix d’introduire des aliments issus de l’agriculture biologique dans les crèches et les écoles amiénoises.

Atmo Picardie vient de publier une nouvelle étude (ici) sur les perturbateurs endocriniens dans l’air en Picardie qui met en évidence la présence de contaminants de l’air ambiant dans une crèche et une école amiénoises notamment. On retrouve par exemple des phtalates et d’autres composants dangereux pour la santé qui peuvent être présents dans les peintures, les mobiliers, les vêtements ou les jouets.

La Fondation Nicolas Hulot et le réseau Écolo-Crèches s’associent pour lancer une campagne d’alerte concernant les risques de l’utilisation de produits toxiques dans les crèches (ici). Car, en effet, les enfants sont en général plus exposés à ces risques que les adultes. Ces polluants intérieurs peuvent être cause d’allergies, de maladies respiratoires et avoir des répercussions sur la fertilité.

Pour réduire les risques d’exposition aux polluants, des axes d’amélioration peuvent être apportés en matière d’ameublement, de produits d’entretien, désinfectants et d’hygiène, de matériel pédagogique ou encore de construction des bâtiments. En voici quelques exemples : choisir des meubles en bois naturel non traité comme le recommande Atmo Picardie ainsi que des jouets écologiques ; préférer un bâtiment éco-construit ou, au moins, avec des peintures ne rejetant pas d’émissions de COV ; utiliser des produits d’hygiène moins toxiques ; aérer régulièrement les pièces afin de dissiper les émissions polluantes à l’intérieur des bâtiments.

Serait-il possible de nous engager dans une démarche de suppression totale des polluants intérieurs dans les crèches, les centres de loisirs et les écoles pouvant mettre en péril la santé de nos enfants ainsi que du personnel ?

Pour un contrôle des logements à la découpe

VŒU présenté par Thomas HUTIN, pour les Groupes Les Écolos d’Amiens, Socialiste et Communiste

Conseil Municipal du 3 novembre 2016 :

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Copyright CRICHARD

C’est un phénomène répandu mais relativement discret que la création de nouveaux logements au sein du bâti ancien, individuel ou collectif, qui convertit des habitations familiales en plusieurs petits appartements locatifs privés. Même si cette pratique permet de créer des petits logements, certaines inquiétudes légitimes se font jour sur les dérives de ce phénomène comme notamment l’augmentation subite de la population dans certains quartiers ou l’apparition de logements dégradés voire indignes.

Elle induit en conséquence des contraintes urbaines pouvant peser sur l’organisation et les dépenses publiques sur la saturation des réseaux, de la voirie et des équipements de service, des problèmes de stationnement,  de gestion des ordures ménagères ou de propreté.

Par la loi ALUR (Accès au Logement et à un Urbanisme Rénové) du 24 mars 2014, le législateur a désormais prévu en modifiant le code de la construction et de l’habitat la possibilité pour la collectivité d’instaurer dans son Plan Local d’Urbanisme un dispositif d’autorisation préalable à la mise en location ainsi qu’aux travaux conduisant à la création de plusieurs locaux à usage d’habitation dans un immeuble existant. D’autres villes préparent la mise en place de cette nouvelle procédure d’urbanisme.

Ce dispositif, qui permet de lier désormais dès l’instruction des demandes le code de la construction et de l’habitat avec celui de l’urbanisme, aurait plusieurs avantages :

  • Mieux connaître l’évolution du parc immobilier locatif sur certains secteurs clés voire sur la totalité du territoire d’Amiens métropole afin d’adapter l’offre du parc à la demande et d’anticiper les évolutions urbaines à venir ;
  • Mettre en place un véritable service de vérification du niveau de conformité et de qualité des nouveaux logements avant leur mise en location et lutter ainsi contre l’habitat indigne.

C’est pourquoi, sur proposition des élu-e-s des groupes Les Écolos d’Amiens, Socialiste et Communiste, considérant qu’Amiens n’échappe pas à ce phénomène qui est appelé à se développer dans certains secteurs en mutation et afin de lutter efficacement contre les pratiques de mal logement et de réduction des grands logements pour les familles dans certains quartiers, le Conseil municipal réuni en séance du 3 novembre 2016 émet le vœu suivant :

  • D’instaurer dans le PLU un régime d’autorisation préalable aux travaux conduisant à la création de plusieurs locaux à usage d’habitation dans un immeuble existant, sur l’ensemble de notre territoire ou sur des zones urbaines en mutation ;
  • De sensibiliser et d’informer les propriétaires souhaitant diviser leur habitation sur l’importance des dispositions à prendre pour un logement de qualité (isolation, taille minimale, accessibilité, équipements, ordures ménagères…) ;
  • De renforcer les contrôles de décence, en partenariat avec la caisse d’allocations familiales (dans le cadre des demandes d’aides au logement) ou via les services hygiène, habitat et urbanisme pour l’ensemble des infractions (décence, places de stationnement, etc.).

NB : ce vœu n’a pas été adopté par la majorité et vous retrouverez à la rubrique « Dans la presse » les retours du Courrier Picard sur cette question.