Pour un air respirable, sortons du silence, prenons des mesure!

Nous avons déposé un vœu (ci-dessous) lors de la séance du Conseil d’Amiens métropole le 2 février dernier, encore une fois refusé car les dispositifs existants sont apparemment bien suffisants…

critairDepuis notre dernière séance, nous avons connu un nouveau pic de pollution dû aux particules fines émises en grande partie sur notre territoire et qui, en raison des conditions anticycloniques encore froides, ne se dispersaient pas. Nous n’avons encore une fois pris aucune mesure de réduction des pollutions et avons attendu que le vent revienne.

Pourtant, nous avons pu constater les réactions volontaristes de certaines villes et métropoles qui ont pris ce problème au sérieux en allant au-delà des dispositions préfectorales prévues : informations et prévention des usagers, réduction des vitesses de circulation, limitation des temps des récréations extérieures dans les écoles, études pour délimiter des zones de circulation restreinte et alternée, vignettes Crit’air, gratuité exceptionnelle des transports publics…

Alors que les scientifiques et les médecins spécialistes des maladies respiratoires nous alertent de cette urgence sanitaires (48 000 morts par an en France dont 6 500 dans les Hauts-de-France, un coût de 100 milliards, augmentation des problèmes respiratoires des personnes vulnérables) vous restez sourds et inactifs, sauf à communiquer sur un nouveau projet de bus en 2019 et un projet de Plan Climat Air énergie qui depuis le 31 décembre 2016 devrait déjà être effectif.

D’une part, au delà de ces alertes de dépassement de seuils de plus en plus fréquentes indiquant une « très mauvaise qualité de l’air« , les dangers pour la santé sont aussi liés aux expositions chroniques aux microparticules de l’air ambiant. «Il n’y a plus de débat scientifique» selon le pneumologue Jean-Philippe SANTONI. D’autre part, cette exposition aux polluants atmosphériques renforce les inégalités et réduit notre attractivité.

Enfin, une étude publiée fin 2016 par Santé Publique France confirme clairement que la pollution atmosphérique a des conséquences importantes sur la santé publique en France (notamment l’espérance de vie) et que des actions visant à réduire durablement la pollution atmosphérique peuvent améliorer la qualité de l’air et donc la qualité de vie de la population.

Ainsi, face à ces épisodes de pics de pollution de plus en plus fréquents  et persistants mais également face à la pollution de fond, il est de notre responsabilité d’agir de manière plus volontaire afin d’affronter ces risques invisibles dans les meilleures conditions possibles et d’inciter les habitants à la prévention. 

C’est pourquoi, sur proposition des élu(e)s élus écologistes, le Conseil d’Amiens métropole s’engage dans un partenariat pour l’air qui comprendra les mesures suivantes  :

  • Tester la gratuité exceptionnelle dans les transports publics sur l’ensemble du réseau en cas dépassement prévu du « Niveau d’alerte » avec une information importante des habitants en amont et lors du pic de pollution;
  • Lors des épisodes de pollution, renforcer l’information des populations pour compléter les dispositifs existants d’alerte sanitaire et de prévention ;
  • Mettre en œuvre un plan d’information des dangers dus aux particules fines notamment auprès des publics les plus sensibles (femmes enceintes, nouveaux-nés, enfants, personnes âgés ..) ;
  • Investir prioritairement les investissements dans les modes doux de déplacement, dans les transports publics en site propre et l’aménagement de zones de circulation apaisée ;
  • Lancer une étude de faisabilité sur la délimitation de zones à circulation restreinte et de mesures sociales ;
  • Renforcer l’accompagnement de la rénovation des habitations et des bâtiments tertiaires et créer une incitation financière complémentaire pour l’installation d’un insert ou d’une chaudière au bois.

Pour un air respirable, sortons du silence, prenons des mesures !

Notre nouvelle tribune pour Amiens Métropole, le 08 février 2017 :

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Depuis notre dernière tribune et nos récentes interpellations (voir rubrique Communiqués), nous avons connu un nouveau pic de pollution dû aux particules fines.

Et nous n’avons encore une fois pris aucune mesure de réduction des pollutions et avons attendu que le vent revienne après 6 jours pour balayer le problème… jusqu’au prochain épisode. Dans le même temps, des villes comme Lille, Arras ou Dunkerque ont pris ce sujet au sérieux en allant au-delà des dispositions préfectorales : informations des usagers, limitation des temps des récréations dans les écoles et des activités sportives, circulation restreinte avec les vignettes Crit’air, gratuité des transports publics comme nous l’avons demandé…

Pourtant, alors que les médecins spécialistes des maladies respiratoires nous alertent de cette urgence sanitaire, les élus de la majorité restent sourds et inactifs, malgré une étude scientifique de l’agence gouvernementale de santé publique (ici). Celle-ci confirme que la pollution atmosphérique a des conséquences importantes sur la santé, 48 000 morts par an en France, que la mise en place d’actions visant à la réduire durablement permettrait d’améliorer de façon considérable la qualité de l’air et la qualité de vie de la population mais également de réduire les inégalités.

Malheureusement, toutes nos propositions pour des actions concrètes et des informations publiques plus dynamiques sont systématiquement refusées (voir rubrique Vœux & Questions orales) : IKV, PPA, partenariat global sur l’air avec par exemple la gratuité exceptionnelle dans les transports publics, un plan de prévention sur les dangers dus aux particules fines auprès des publics les plus sensibles, des investissements dans les modes doux de déplacement….

Aujourd’hui encore, les responsables actuels de notre Ville et de notre Agglomération se contentent du minimum et observent avec fatalité les dégâts de cette menace invisible pourtant bien réelle.

Tous ensemble, réclamons encore et encore de l’air pour Amiens !