Un BHNS pour vous faire préférer la voiture.

Ci-dessous, notre tribune suite au dernier Conseil d’Amiens métropole du 9 mars dernier.

Amiens ou Verdun

tract des amis d’Alain Gest en 2014

Depuis 3 ans, plus aucun investissement n’est fait sur le réseau de bus Ametis alors que les tarifs ont déjà augmenté. Les bus saturent et la fréquentation stagne. La faute au Président d’agglomération qui, après avoir œuvré activement pour faire échouer le projet de tramway, a tout stoppé et nous annonce un projet de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). 

Alors oui, le matériel devra être enfin modernisé avec 3 lignes électriques sur les 4 qui remplaceront les Lianes mais au détriment du reste du réseau, celui de proximité, avec moins de fréquence et toujours des vieux bus. Le budget du projet lui explose passant de 100 à 122 millions d’euros. Les gains de temps escomptés seront de quelques minutes (3 à 6) sur des temps de parcours de 40 minutes à 1 heure.

La faute à un projet qui ne réserve au bus que 20% supplémentaires de voirie. Priorité aux autos. Il n’est prévu que 2 parkings relais aménagés (Licorne et IUT), les centres commerciaux sont plus frileux. Pour le paiement, il sera conseillé de posséder au minimum une Carte Bleue et un bon compte en banque vu les augmentations de tarifs : le ticket à 1€50 (+25 %), l’augmentation des abonnements, la fin des tarifs sociaux et de la gratuité et des modifications pour le transport adapté.

À notre question sur ce qui permettra aux amiénois de préférer le bus, Mme La Maire en appelle déjà au devoir citoyen pour faire face à ce pari de 122 millions d’euros et aux 2 ans de travaux. Mais nous ne doutons pas que l’extension actuelle du stationnement résidentiel et l’augmentation des PV seront les leviers utilisés pour ‘rentabiliser’ le bus.

Et on ne le vous dira pas tout de suite, une communication massive va essayer de noyer le poisson… mais pas la pollution. L’ouverture est prévue en mars 2019, on nous dit que tout ira bien, il ne faut pas faire peur avec les travaux, Amiens ne sera pas Verdun….

L’enquête publique est prévue du 27 mars au 26 avril 2017.

Un conseil très discret mais où rien n’avance…

Ci-dessous notre tribune du mois de mars 2017 qui revient sur le dernier Conseil municipal du 2 mars 2017.

A propos de la fermeture annoncée de Whirlpool, nous demandions que la Mairie veille à ce que tout soit mis en œuvre dès maintenant pour la formation des personnels. Sa réponse : « c’est à l’entreprise de s’en occuper ».

Puis, des annonces sont faites sur la carte scolaire. Une bonne nouvelle pour les écoles d’Amiens puisque globalement la ville serait dotée de postes supplémentaires notamment pour les élèves de moins de trois ans, ce que nous encourageons. Mais rappelons que la Ville doit encore faire un effort en dotant suffisamment les écoles maternelles de postes d’ATSEM, ces personnels qui accompagnent les enseignants. Et on est loin du compte!

Ensuite, dans les décisions du Maire, nous saluons l’annulation de la délibération sur les salles associatives, recul de la mairie obtenu grâce à la mobilisation ! Mais la suite au prochain conseil avec une nouvelle délibération sur le sujet.

Côté crèches, nous déplorons la suppression des subventions du Conseil départemental ainsi que l’absence de nouvelles crèches municipales à Amiens, compte tenu du nombre encore insuffisant de places dans la ville. La Mairie préfère encourager les projets privés qui ne répondent pas aux besoins des amiénois les plus défavorisés.

La Ville annonce aussi un « frémissement » de projet aux Coursives, un supermarché peut-être mais on n’en saura pas plus. Aux mystères des décisions de salons, nous préférons la transparence et proposons, sans succès, la création d’un supermarché collaboratif pour répondre aux besoins actuels des habitants. Mais visiblement, ce n’est pas sérieux !

club41Enfin, on nous demande de voter une subvention de  20 000 euros pour un Club Amiens2017 (délibération ici), le Club 41 Français, issu du mouvement de la Table Ronde Française et qui propose de « rassembler des Hommes responsables, de plus de 40 ans… » – ça ne s’invente pas !

Ce club « discret », vous l’aurez compris, dit vouloir rassembler une foule de gens à Amiens (1500 personnes) mais on ne peut pas vraiment savoir ce qu’il fait. On annonce seulement la venue d’une Assemblée générale Nationale pendant 3 jours !?! On nous reproche de poser des questions. Bon, on a depuis trouvé les réponses… En résumé, un conseil petit, beaucoup de secrets, et rien n’avance.

La Mairie d’Amiens s’acharne sur les jeunes sans logement

Ci-dessous, notre communiqué de presse du 3 mars dernier suite à l’évolution de la situation des habitants de la maison Cozette menacés d’expulsion. N’ayant toujours pas trouvé de solutions d’hébergement, ils ont investi un second lieu pour se mettre à l’abri. La mairie s’est plus engagée à les poursuivre pour cette nouvelle action qu’à les aider dans la recherche d’un logement :

logement2« Le Courrier Picard du jour relate que les habitants de la Maison Cozette à Amiens menacés d’expulsion depuis le mois de janvier ont investi une autre maison. Clément Stengel, l’adjoint au maire d’Amiens déclare à leur propos qu’un accompagnement de la Mairie pour le logement leur a été proposé…. Un accompagnement mais toujours pas de logement ! Quelle efficacité !

Or, pour l’instant, ces personnes (étudiants, chômeurs, travailleurs précaires) n’ont toujours pas de solution et sont menacés d’expulsion du jour au lendemain par les forces de l’ordre.

Les propos de Mme le Maire n’ont jamais été clairs et ne les a pas rassurés sur ce point ! Tantôt elle demande à ce qu’ils sortent de la Maison Cozette pour qu’une fois dans la rue, elle leur trouve un logement… tantôt elle dit que c’est à l’État de s’en occuper… ou encore qu’elle a demandé au service de la mairie de s’en occuper… mais dans les faits : toujours pas de logement. En attendant, pour ces jeunes, c’est l’incertitude, la peur de devoir dormir dehors. Comment dans ces conditions, ne pas tenter d’autres solutions ?

La mairie actuelle construit certes des logements et communique beaucoup sur ces constructions mais ils ne correspondent pas au besoin des personnes aux très faibles ressources. Aujourd’hui à Amiens, il n’y a pas de réponse pour ces personnes. Il serait pourtant possible d’imaginer des solutions de logement collectif comme il en existe en Belgique et que nous avions d’ailleurs proposé à Mme le Maire, en vain. Le collectif en effet permet de partager les charges et donc de mieux vivre quand on n’a pas suffisamment de ressources financières. Il est inacceptable que dans une ville qui compte un tel niveau de pauvreté, où les loyers sont très chers comparativement au niveau de revenus des habitants, l’exécutif de la Mairie d’Amiens ne se préoccupe pas des habitants les plus modestes. Elle continue ainsi ses actions anti-pauvres comme la diminution drastique du budget du CCAS (400 000 euros en moins en 2017), l’augmentation de tous les tarifs, la chasse aux musiciens de rue, la sélection des associations….

Par contre, cela ne la gêne nullement de donner une subvention de 20 000 à un Club (Club41 Français) dont on ne sait pas très bien ce qu’il fait. Non, décidément, nous ne partageons pas les mêmes valeurs ! »