Absentéisme : la mode du fonctionnaire baching

Ci-dessous, notre tribune métropolitaine du mois d’avril 2017 :

GreveAbsent2017

Rassemblement devant l’Hôtel de Ville lors de l’appel intersyndical du 7 avril 2017

La Mairie souhaite aborder le problème de l’absentéisme au travail au sein de la collectivité.

Comme d’habitude, l’exécutif cumulard de notre ville et métropole ne semble pas pouvoir discuter trop longtemps du sujet en proposant de le régler à coup de bazooka : la sanction financière sur le salaire des agents.

L’ennui avec cette démarche c’est qu’elle est autant injuste que contre-productive.

Rappelons ici que les causes de ce phénomène sont anciennes, profondes et multiples. Et que les réponses doivent l’être tout autant. Le projet d’une solution uniquement comptable proposé par le duo Gest-Fouré ne constitue pas le bon signal pour un règlement efficace de la situation car il risque d’atteindre encore un peu plus les motivations et l’épanouissement déjà en berne des agents publics territoriaux.

Le fonctionnaire baching est à la mode ! Pour mieux tout transférer au privé.

Pourtant, la démarche de QVT (Qualité de Vie au Travail) lancée en 2015-2016 laissait à penser qu’un engagement au long cours était pris abordant la dimension humaine et préventive du problème. Parce que lutter contre l’absentéisme s’inscrit forcément dans la durée et mobilise une diversité d’actions et de leviers : managériaux, incitatifs, valorisants, prévoyants, de contrôle….

Cela nécessite aussi de respecter certaines exigences : une indispensable discussion sur les contours du phénomène fixant des indicateurs de données et de suivis partagés ; la mise en place d’une concertation annuelle avec l’ensemble des acteurs sur les mesures à adopter ;  la prise en compte du contexte local (politique, économique, social) ; le besoin impérieux d’expérimenter et profiter de retours d’expériences sur les bonnes pratiques identifiées ailleurs.

Alors quand les politiques démagogiques et même réactionnaires seront passés, le travail de fond pour l’avenir de nos services publics pourra commencer… ou pas.

Publicités

Le logement à Amiens ? Pas pour les familles ni les précaires!

Notre tribune municipale du mois d’avril 2017 :

DALLa majorité municipale participe au financement de la construction ou de la réhabilitation des logements et communique beaucoup sur ses réalisations. Mais cela reste insuffisant et mal adapté aux besoins de la population amiénoise, surtout aux plus fragiles de nos concitoyens et aux familles.

Comme le rappelle la Fondation Abbé Pierre « Certains logements sociaux sont trop chers et les APL  ne compensent pas le montant du loyer ».

Il y a aussi beaucoup trop d’expulsions parce que les ménages n’arrivent pas à payer les loyers. Ceci est d’ailleurs souligné dans le Plan Départemental de l’habitat 2017-2022. Aujourd’hui à Amiens, il n’y a que peu de réponses de logements pour les bénéficiaires des minima sociaux et l’on peut voir beaucoup de personnes sans abri dans nos rues.

Par ailleurs, la procédure du Droit au Logement (DALO) fonctionne mais les délais d’attente de logements très sociaux sont trop longs (entre 1,5 et 2 ans). Sans logement, pas d’insertion sociale. L’hébergement d’urgence n’est pas la solution, d’autant qu’il est lui aussi insuffisant au regard des besoins.

Dans le même temps, la part des logements vacants est particulièrement élevée à Amiens. Face à cette situation, la majorité municipale devrait s’attacher à proposer les logements municipaux vacants pour loger les personnes aux ressources très modestes. Elle pourrait aussi imaginer des solutions de colocation, d’habitat partagé… Mais c’est loin d’être le cas. Elle envisage même de mettre à la rue les jeunes précaires de la Maison Cozette sans leur proposer de relogement ! Elle continue aussi à vouloir soutenir la construction de résidences privées pour étudiants aisés alors que presque 50% d’entre eux sont boursiers.

Ainsi Amiens perd des habitants, qui vont chercher toujours plus loin de l’immobilier plus accessible. Le logement est le premier poste de dépenses des familles. Amiens les regarde partir. C’est bien dommage car il est bon de rappeler que le logement est un droit constitutionnel !

Réaction à la « révolution » annoncée du BHNS

Suite aux annonces des responsables d’Amiens Métropole concernant le projet de BHNS (Bus à Haut Niveau de Service), le Courrier Picard du 3 avril dernier, qui titrait « Le bus fait sa révolution« , a donné la parole à Thomas Hutin, élu écologiste d’opposition au Conseil d’Amiens Métropole. thomasBHNSrevolution-CP3avril17