Pour un classement en REP+ des écoles Marivaux et Beauvillé

Déposé par Marion Lepresle pour les élu-e-s écologistes, socialistes, communistes, nous avons formulé le vœu pour le classement en REP+ de ces deux écoles lors de la séance du Conseil municipal d’Amiens de jeudi 29 juin 2017.

Cette proposition a été accueillie favorablement et adoptée avec 2 amendements proposés par la majorité : que les parents soient bien informés du changement de parcours éducatif et qu’en cas de refus, le doublement des classes soit assuré.

 

EcoleRep+

Amiens, pancarte installée devant l’école Beauvillé

Les écoles Marivaux et Beauvillé sont situées dans les quartiers prioritaires du contrat de ville d’Amiens Métropole 2015/2020.

Or du point de vue de l’Éducation Nationale, ces deux établissements ne relèvent pas de « Réseau d’Éducation Prioritaire », alors même qu’ils accueillent les élèves en difficulté scolaire issus de quartiers classés prioritaires par l’État.

Le classement en REP+ apporterait une réelle montée en puissance des moyens humains permettant d’améliorer encore davantage la réussite de ces secteurs.

Les parents d’élèves de ces écoles ont pétitionné pour demander ce classement afin notamment de baisser le nombre d’élèves par classe et bénéficier des mesures accompagnant les REP+.

C’est pourquoi, le Conseil municipal d’Amiens réunit en séance le 29 juin 2017, soucieux de la réussite éducative de tous les enfants amiénois, soutient la demande des parents d’élèves de classer à titre exceptionnelle les écoles Marivaux et Beauvillé en REP+ dans l’attente de la future carte scolaire et encourage le travail d’information et de concertation entre les établissements concernés pour rendre opérationnel cette disposition.

Vœu (+ 2 amendements) adopté par le Conseil municipal du 29 juin 2017.

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Eolien Amiens Métropole : notre contribution à l’enquête publique

Suite à l’ouverture de l’enquête publique consacrée au projet de parc éolien sur la commune de Thézy-Glimont appartenant au territoire d’Amiens métropole, nous avons adressé nos observations au commissaire enquêteur dans le courrier ci-dessous :eolienne

Amiens, le 31 mai 2017

Monsieur le Commissaire enquêteur,

Suite à la publication le 17 mars dernier de l’avis d’enquête publique relatif à la demande d’autorisation unique en vue d’exploiter un parc éolien sur le territoire de la commune de Thézy-Glimont, nous avons le plaisir de porter à votre attention nos observations sur le sujet, dans le respect du délai de consultation fixé à 36 jours.

Avec près de 4 000 emplois créés en 2 ans, la pertinence du secteur de l’éolien comme levier de création d’emplois durables dans les territoires est confirmé de façon incontestable, selon l’Observatoire de l’éolien 2016 réalisée par France Energie Eolienne et le cabinet BearingPoint.

Au 31 décembre 2015, l’éolien représentait 15 000 emplois en France. La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie a largement participé à la création et la structuration de cette nouvelle filière industrielle. Elle est ainsi la deuxième région de France en termes de production d’électricité éolienne. Cette structuration a permis la mise en place des formations nécessaires pour la maintenance des parcs éoliens, avec notamment la plate-forme WindLab à Amiens, et l’implantation sur le territoire des entreprises du secteur, dont Enercon à Longueuil-Sainte-Marie et Le Meux pour la fabrication de mâts et de turbines.

Toutefois, la transition énergétique est trop lente. La mission parlementaire chargée du suivi de l’application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte est catégorique dans son rapport présenté le 26 octobre 2016, dénonçant notamment les nombreux retards dans la prise de décisions politiques permettant la valorisation des entreprises de ce secteur. La mise en œuvre du projet de parc éolien sur le territoire de la commune de Thézy-Glimont permettrait ainsi, à l’échelle du territoire, de pallier cet écueil.

Enfin, la France ne se situait en 2015 qu’au 16e rang européen en termes de part des énergies renouvelables dans la consommation électrique selon Eurostat, loin derrière l’Italie, la Grèce, les pays scandinaves, l’Allemagne, ou encore les pays Baltes.

Aujourd’hui, les territoires ont un rôle majeur à jouer dans la construction d’une filière éolienne nationale. Pour atteindre les objectifs de la loi relative à la transition énergétique, il est nécessaire d’effectuer dès maintenant les investissements indispensables pour porter la part des énergies renouvelables à 32 % de notre consommation énergétique finale en 2030.

La mise en œuvre du parc éolien du Trèfle permettrait d’assurer une production d’électricité durable représentant 10% de la consommation énergétique de l’agglomération amiénoise. Elle viendrait renforcer la présence éolienne le long de la RD 934 reliant Amiens à Roye, tout en ménageant les espaces de respiration visuelle recommandée par le Schéma Régional Eolien de Picardie. La nécessité de ne pas dénaturer le patrimoine mémoriel du territoire – et en particulier le mémorial de Villers-Bretonneux – a bien été intégrée dans le projet, comme le traduit la distance de 8 km le séparant du site, et l’absence d’impact visuel direct dans l’axe de découverte de celui-ci. Par ailleurs, la faible consommation de l’espace agricole par le projet, qui ne représente qu’au plus 0,52 % des terres agricoles de la commune, doit être soulignée, tout comme la maîtrise de la problématique des radiations électromagnétiques, qui sont limitées à moins de 5 % du seuil réglementaire toléré.

L’intégration des enjeux migratoires pour l’avifaune a également été effectuée, l’axe du projet n’étant pas perpendiculaire aux flux potentiels.

La demande d’autorisation unique présentée par la SAS Eoliennes du Trèfle en vue d’exploiter un parc éolien comprenant six aérogénérateurs et deux postes de livraison sur le territoire de la commune de Thézy-Glimont nous apparaît donc tout à fait fondée et légitime pour permettre d’atteindre la réalisation de l’objectif de porter à 32 % de notre consommation énergétique finale la part des énergies renouvelables d’ici à 2030.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de notre meilleure considération.