Bus : incidents à répétition, la réponse flegmatique du vice-président transports

Au dernier Conseil d’Amiens Métropole du 06 juillet 2017, nous avons été déçus des réponses du Vice-président aux transports au sujet des nombreux incidents relevés sur l’entretien et la maintenance de certains bus en circulation sur notre réseau : pièces qui se détachent, réparations de fortune avec du scotch, incidents moteur, pannes inexpliquées, usure anormale … (voir petit panel d’exemples ci-dessous).

Le Courrier Picard a fait un résumé des derniers échanges le 11 juillet à lire ici.

Vous pouvez revoir les débats en conseils en cliquant

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Un Plan-Plan Climat

Voici notre tribune pour la métropole du mois de juillet 2017 consacrée, entre autre, au bilan écologique de l’équipe Gest-Fouré en place depuis 2014 :

climaticsLa communication à l’épreuve des actes. Ainsi peut-on résumer l’étude du compte administratif de 2016 lors du dernier Conseil d’Amiens métropole qui permet de mesurer la distance entre les discours politiques et les faits concrets.

Sur 500 000€ programmés pour le développement durable, la majorité actuelle en a réalisé 6000, soit 1,2%. Autres exemples : la trame verte et bleue, taux de réalisation de 16%; le développement du vélo, 30%, un record pour ceux qui considèrent la voiture comme la première des libertés; pour les bornes rechargeables de véhicules électriques, 0% …

Sur la protection de l’air, cette majorité se contente seulement de la mesurer, considérant que respirer des particules fines et de l’ozone n’a jamais tué personne, juste 6500 morts/an dans la Région! Nous n’avons pourtant plus que 3 ans pour inverser nos émissions nocives mais à Amiens, on commencera seulement les premières actions.

Nous avons aussi dû voter pour un schéma métropolitain universitaire jusqu’en 2020, catalogue de l’existant qui ne contient aucune proposition nouvelle pour nos étudiants universitaires.

Ainsi que sur un rapport de délégation de notre transport urbain sur l’année 2015, qui balaye, en refusant un audit indépendant, les derniers incidents sur l’entretien de certains bus Ametis par Kéolis. Ce dernier qui s’occupera demain des locations de vélos amiénois, supprimant au passage le plus vieux et le plus efficace service de France grâce à l’association Véloservice.

Enfin, cerise sur le gâteau, cette majorité a adopté, non sans serrer les dents, notre vœu pour demander à l’État le transfert d’une part de la Contribution Climat Énergie au profit de notre territoire, soit 10€ par habitant, une gageure. Et même si cette majorité méprise une telle victoire, reconnaissons qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire mais que seuls les actes comptent.

Bel été !

Pour une territorialisation de la Contribution Climat Énergie

Une fois n’est pas coutume, nous avons déposé un vœu au dernier Conseil d’Amiens Métropole de la saison, le 6 juillet 2017. Et c’est assez inédit, il faut le souligner, pour la deuxième fois consécutive, la majorité LR-UDI l’a adopté à l’unanimité, non sans grimace :

Ecotaxe

Depuis la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, les Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET) sont désormais obligatoires à l’échelle intercommunale et doivent décliner des objectifs cohérents avec les objectifs internationaux de la France en matière de climat (-40 % d’émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030).

Mais les collectivités (EPCI et Régions) se sont vu transférer ces nouvelles compétences sans aucun transfert de moyens. Sans ressource, la mise en œuvre de ces plans et schémas risque de rester en grande partie à l’état d’intention. Ce risque est aggravé par le contexte de restriction budgétaire et de réforme des finances publiques locales privant quasiment de toute marge de manœuvre les collectivités. Rappelons que si l’élaboration d’un plan ou schéma coûte environ 1 € par habitant, sa mise en œuvre à l’échelle du territoire coûte 100 à 200 € par habitant.

Afin d’accompagner les populations et les acteurs économiques dans la rénovation énergétique, la lutte contre la précarité énergétique, la baisse des émissions de gaz à effet de serre ou le développement des énergies renouvelables, une Contribution Climat Énergie (CCE) a été mise en place en France en 2014. Ce n’est pas une taxe spécifique, mais une composante des taxes intérieures de consommation, proportionnelle au contenu carbone des combustibles fossiles concernés. D’un montant initial de 7 € par tonne de CO2, elle a été réévaluée chaque année pour atteindre 30,50 € en 2017, 56 € en 2020, puis 100 € en 2030. En 2016, les recettes de cette contribution, estimées à 3,8 milliards d’euros, n’ont pas été affectées au financement de la transition énergétique. Enfin, à partir de 2017, une part des recettes (1,7 milliard cette année) doit être affectée au « compte d’affectation spécial pour la transition énergétique ».

En conséquence, pour donner du sens à cette fiscalité carbone avant le vote du Projet de Loi de Finances de l’État, le Conseil d’Amiens Métropole réunit en séance le 6 juillet 2017, et engagé dans l’élaboration de son Plan Climat Air Énergie Territorial, émet le vœu que soit affectée à partir de 2018 une part du produit de la Contribution Climat Énergie, issue de la consommation intérieure des produits énergétiques prévue à l’article 265 du code des douanes, soit 10 € par habitant et par an aux EPCI ayant adopté un Plan Climat Air Énergie Territorial, conformément à l’article L. 229-26 du code de l’environnement.

Adopté avec un petit amendement sur la date d’entrée en vigueur.

Maison Cozette : notre réaction suite à l’expulsion des jeunes précaires

squat4Nous sommes atterrés d’apprendre que la Mairie vient donc d’expulser les habitants de la Maison Cozette à Amiens en demandant à la préfecture le renfort de 8 camions de CRS, ce mercredi 5 juillet 2017. Retrouvez ici l’article du Courrier Picard.

Mme le Maire, après nos sollicitations et de nombreux revirements sur le sujet nous avait pourtant dit qu’elle avait demandé au service de la mairie d’accompagner ces personnes pour leur trouver un logement … mais dans les faits, rien, pas de solution de logement pour plusieurs d’entre eux ! Pourtant, c’était une promesse de Mme La Maire. Mais ça ne fait rien : dehors !!!

Les raisons de cette expulsion reposent sur des intérêts financiers puisque ce bâtiment, légué par la Famille Cozette afin de contribuer à « l’extinction de la mendicité », fait l’objet d’une vente par la Ville pour un montant de 1 050 000 € à un promoteur privé pour des résidences de standing.

La mairie actuelle construit certes des logements et communique beaucoup sur ces constructions mais ils ne correspondent pas au besoin des personnes aux très faibles ressources. Aujourd’hui à Amiens, il n’y a pas de réponse pour ces personnes et l’on peut voir beaucoup de personnes sans abri dans nos rues. Les délais d’attente de logements très sociaux sont trop longs. Le Plan départemental de l’habitat 2017-2022 présenté au Conseil départemental récemment fait état de cette situation à l’égard du logement à Amiens. Le parc social est insuffisant pour répondre aux besoins des populations les plus fragiles et dans le même temps, la part des logements vacants est particulièrement élevée sur Amiens.

Puisqu’il y a notamment des logements vacants, il serait donc possible d’imaginer des solutions pour les personnes aux ressources très modestes… mais Mme le Maire n’a pas d’imagination.

Il est inacceptable que dans une ville qui compte un tel niveau de pauvreté, où les loyers sont très chers comparativement au niveau de revenus des habitants, l’exécutif de la Mairie d’Amiens ne se préoccupe pas des habitants les plus modestes. La mairie continue ainsi ses actions anti-pauvres comme la diminution drastique du budget du CCAS (400 000 euros en moins en 2017), l’augmentation de tous les tarifs, la sélection des associations…

Mme le Maire aurait pu chercher à dialoguer avec ces jeunes mais là encore, rien, aucune ouverture ! Un rendez-vous à notre initiative avait été annulé au dernier moment par la Mairie. Nous avons également  interrogé ce matin l’adjoint de secteur qui venait voir le résultat de l’expulsion et qui nous a confirmé n’avoir jamais rencontré les occupants pourtant très pacifiques.

Nous dénonçons ainsi fortement l’acharnement de la mairie envers ces gens alors qu’aucune solution ne leur ait proposé pour les reloger !

 

LOGEMENT, STATIONNEMENT : Laissons faire, on verra bien !

Le 3 juillet 2017. Voici notre dernière tribune consacrée à la politique du logement et du stationnement de l’équipe municipale Fouré-Gest :

 

découpePour la 2ème fois, la municipalité de Mme Fouré refuse notre demande d’envisager des solutions concernant la division des maisons amiénoises transformées le plus souvent en chambres étudiantes. Cette activité lucrative est actuellement sans contrôle. Il est pourtant possible désormais pour une ville d’instaurer un « permis à louer » ou du moins une « autorisation préalable » afin de faire respecter la réglementation sur la dignité des logements et commencer à lutter contre les marchands de sommeil qui profitent des inégalités croissantes dans notre ville. Sans gestion publique de cette pratique, les problèmes de propreté, de stationnement et de voisinage iront croissants.

A l’inverse, la dernière modification du Plan local d’urbanisme (PLU) ne sert qu’à favoriser la promotion privée, à construire des logements aux loyers prohibitifs : 1300 logements à Saint-Fuscien, tant que ça rapporte. Loin d’un développement harmonieux et cohérent, on brade Amiens à quelques-uns, les autres pourront partir pour habiter plus loin et en payer le prix, celui des transports et du stationnement.

Comme la Mairie crée des problèmes de stationnement, elle veut vous faire payer. Pas pour tous, c’est à l’inverse de vos moyens. Les parkings souterrains voient leur tarif exploser et leur utilisation diminuer. Mais pour Amiens Sud, on créera un nouveau parking. Après le quartier Saint-Leu, on prépare le stationnement payant dit résidentiel à Saint-Pierre malgré les oppositions auxquelles on répond par le silence. Ce n’est qu’un début car au 1er janvier, la Mairie pourra fixer librement les amendes et en confier la récupération à des sociétés privées. Il serait bien que nos concitoyens prennent plus souvent le bus car il est en perte de vitesse.

Enfin pendant ce temps, Mme la Maire refuse de supprimer les places gratuites de la Mairie pour les élus et quelques favorisés de la ville. A l’image d’une ville à deux vitesses, réservée à certains.