La Mairie d’Amiens s’acharne sur les jeunes sans logement

Ci-dessous, notre communiqué de presse du 3 mars dernier suite à l’évolution de la situation des habitants de la maison Cozette menacés d’expulsion. N’ayant toujours pas trouvé de solutions d’hébergement, ils ont investi un second lieu pour se mettre à l’abri. La mairie s’est plus engagée à les poursuivre pour cette nouvelle action qu’à les aider dans la recherche d’un logement :

logement2« Le Courrier Picard du jour relate que les habitants de la Maison Cozette à Amiens menacés d’expulsion depuis le mois de janvier ont investi une autre maison. Clément Stengel, l’adjoint au maire d’Amiens déclare à leur propos qu’un accompagnement de la Mairie pour le logement leur a été proposé…. Un accompagnement mais toujours pas de logement ! Quelle efficacité !

Or, pour l’instant, ces personnes (étudiants, chômeurs, travailleurs précaires) n’ont toujours pas de solution et sont menacés d’expulsion du jour au lendemain par les forces de l’ordre.

Les propos de Mme le Maire n’ont jamais été clairs et ne les a pas rassurés sur ce point ! Tantôt elle demande à ce qu’ils sortent de la Maison Cozette pour qu’une fois dans la rue, elle leur trouve un logement… tantôt elle dit que c’est à l’État de s’en occuper… ou encore qu’elle a demandé au service de la mairie de s’en occuper… mais dans les faits : toujours pas de logement. En attendant, pour ces jeunes, c’est l’incertitude, la peur de devoir dormir dehors. Comment dans ces conditions, ne pas tenter d’autres solutions ?

La mairie actuelle construit certes des logements et communique beaucoup sur ces constructions mais ils ne correspondent pas au besoin des personnes aux très faibles ressources. Aujourd’hui à Amiens, il n’y a pas de réponse pour ces personnes. Il serait pourtant possible d’imaginer des solutions de logement collectif comme il en existe en Belgique et que nous avions d’ailleurs proposé à Mme le Maire, en vain. Le collectif en effet permet de partager les charges et donc de mieux vivre quand on n’a pas suffisamment de ressources financières. Il est inacceptable que dans une ville qui compte un tel niveau de pauvreté, où les loyers sont très chers comparativement au niveau de revenus des habitants, l’exécutif de la Mairie d’Amiens ne se préoccupe pas des habitants les plus modestes. Elle continue ainsi ses actions anti-pauvres comme la diminution drastique du budget du CCAS (400 000 euros en moins en 2017), l’augmentation de tous les tarifs, la chasse aux musiciens de rue, la sélection des associations….

Par contre, cela ne la gêne nullement de donner une subvention de 20 000 à un Club (Club41 Français) dont on ne sait pas très bien ce qu’il fait. Non, décidément, nous ne partageons pas les mêmes valeurs ! »

Pollution atmosphérique : le retour des autruches !?

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Capture d’écran – Atmo Hauts de France – 23 janvier 2017

Suite aux récentes alertes de pollution persistante observées sur Amiens et ailleurs, nous déplorons actuellement la légèreté et le manque de volonté de l’équipe Fouré/Gest qui ne semble toujours pas vouloir prendre conscience du phénomène. Heureusement, le vent est venu balayer le problème… jusqu’au prochain épisode.

La presse locale et nationale est largement revenue sur cette épisode exceptionnel comme France Bleu Picardie (ici et la) ou France 3 Picardie.

Vous pouvez retrouver des conseils utiles, recommandations ou encore informations pour vous tenir au courant et vous protéger ici, la ou la ou encore ici, lala, icila

D’autres villes comme Dunkerque, Lille ou Arras ont pris au sérieux cette pollution en prenant certaines mesures (gratuité des transports, ticket pollution, limitation des temps de récréation dans les écoles, limitation de vitesse et de zones de circulation…), pas nous.

Nous interpellons déjà depuis plusieurs mois nos responsables locaux (voir notre rubrique Vœux & questions orales sur l’IKV, le PPA) . Nous publions ci-dessous notre dernier communiqué de presse et proposerons un nouveau vœu lors du Conseil d’Amiens Métropole le 2 février prochain :

Amiens, le 24 janvier 2017 : A L’ACTION contre la pollution et pour la Santé : la gratuité des transports publics et des mobilités alternatives.

« Après une nouvelle alerte ce week-end à la pollution de l’air ayant entrainé des mesures de réduction de la vitesse de circulation en Hauts-de-France, nous apprenons avec inquiétudes que les indices de la qualité de l’air atteignent désormais le seuil le plus mauvais dans notre territoire (niveaux 9 et 10).
En effet, Atmo Hauts-de-France prévoit un épisode de pollution critique de l’air les lundi 23 et mardi 24 janvier 2017 avec notamment un niveau d’alerte rouge pour les particules fines en suspension dites PM10 (trop petites pour être filtrées par le corps humains et qui pénètrent en profondeur dans nos poumons).
Avec ces épisodes de pics de pollution à répétition, nous avons déjà plusieurs fois alerté et demandé l’engagement des responsables de la Mairie d’Amiens et d’Amiens Métropole afin de mettre en place des mesures de prévention et d’actions pour affronter ces nouveaux risques dans les meilleures conditions possibles.
Mais toutes nos propositions pour des actions concrètes et des informations publiques plus dynamiques ont été refusées. Aujourd’hui encore, force est de constater que les responsables actuels de notre Ville et de notre Agglomération sont dans le déni de réalité et se contentent d’observer avec fatalité les dégâts de cette menace invisible mais pourtant bien réelle.
C’est pourquoi, nous proposons d’urgence la mise en place d’une gratuité exceptionnelle dans tous les transports publics (comme l’a fait la Communauté Urbaine d’Arras) ainsi qu’un relais d’information auprès des habitants pour renforcer le dispositif préfectoral déjà engagé.
Nous venons d’interpeller les élu-e-s de la majorité pour leur demander ce qu’ils comptent faire et nous déposerons au prochain Conseil d’Amiens Métropole un vœu pour généraliser cette mesure lors des épisodes de pollution critique ou persistant. »

Non à la nouvelle gestion des salles municipales

Retour sur la délibération concernant la nouvelle gestion des salles municipales d’Amiens :

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En séance du 3 novembre 2016, par la voix de l’adjointe à la démocratie locale, le Conseil municipal d’Amiens a décidé de modifier le règlement intérieur (ici) et d’introduire des tarifs (ici et la) sur l’accès des salles municipales aux associations de notre territoire (la délibération votée ici). Nous avons voté contre.

Jusqu’alors, la souplesse et les facilités d’accès en termes de tarifs donnaient à notre ville une dynamique et une bonne attractivité associative, atouts qui risquent fort d’être remis en question avec ces nouvelles modifications. En effet, pour nous, par cette nouvelle délibération, la majorité actuelle prévoit d’introduire une sélection par l’argent en taxant les syndicats ou les organisations politiques, de faire payer de plus en plus l’accès aux salles dites festives pour les particuliers (plus de 40% par an pour certaines salles) mais aussi de se réserver le droit d’accorder ou non son autorisation pour obtenir une salle selon que l’objet social de l’association demandeuse lui convient ou pas.

Ces nouvelles dispositions qui introduisent une discrimination entre les usagers ne sont pas acceptables. Une pétition circule, pour la signer c’est ici.

La presse locale a couvert le sujet comme France 3 Picardie le 17 janvier dernier (ici).

Nous nous sommes aussi associés aux élus Communistes et Socialistes, sous la forme d’un vœu présenté au Conseil municipal du 26 janvier (ici), pour demander le gel de cette délibération et supprimer les mesures contraignantes et discriminantes qu’elle introduit dans le milieu associatif local.

Finalement, madame le Maire annoncera en séance le gel temporaire de cette délibération pour la remettre à plat et réétudier le dossier. Cependant, elle a appelé sa majorité à rejeter notre vœu commun ! Nous restons donc vigilant (comme il est précisé ici) et attendons avec impatience de la rencontrer le lundi 23 février prochain.

A suivre …

NON à l’expulsion d’habitants en période de grand froid

Nous avons réagi dans deux communiqués de presse suite à la décision de justice du 9 janvier 2017 qui ordonne l’évacuation des occupants de la Maison Cozette. Depuis quelques mois, un collectif de jeunes étudiants, chômeurs et précaires occupent ce bâtiment historique laissé à l’abandon et y organisent des évènements culturels alternatifs. C’est la Mairie qui a engagé la procédure d’expulsion pour occupation illégale et prévoit de vendre le bâtiment pour la réalisation d’un projet immobilier privé de logements étudiants. Or, certains occupants logent sur place et n’ont pas encore trouvé de solution d’hébergement.

Nous allons demandé en séance du Conseil municipal du 26 janvier 2017, l’annulation de la délibération (qui prévoit la vente de cet immeuble) dans l’attente de trouver une solution de repli pour ceux qui en ont besoin. Le Courrier Picard leur a consacré plusieurs articles.

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photo : Florence Merlen – Courrier Picard

Communiqué n°1 Amiens, le 19 janvier 2017

« Nous apprenons ce jour que les occupants précaires de la Maison Cozette située place Vogel d’Amiens, viennent de recevoir leur injonction d’expulsion suite à la décision du tribunal de justice d’Amiens.

Cette nouvelle intervient alors même que les autorités nous rabâchent les oreilles à propos de la prévention sur les dangers du grand froid et les précautions à prendre pour se protéger. Car si certains occupants peuvent trouver des solutions de repli confortable, ce n’est pas le cas de tous. En effet, certains d’entre eux connaissent des situations de grandes précarités et vont se retrouver jetés à la rue, dans l’incapacité de trouver à se reloger malgré leurs démarches.

Nous déclarons être scandalisés par cette décision cynique qui n’honore ni la justice ‘aveugle’ de la République, ni les responsables politiques de la Ville d’Amiens et qui se gargarisent d’avoir créé les trophées Saint-Martin du nom de ce militaire ayant partagé avec un pauvre son manteau un soir de l’hiver 334 – symbole mis en avant comme une référence invoquée dans les propos de Brigitte Fouré au mois de novembre dernier.

Alors Madame Le Maire fera-t-elle preuve d’autant de charité pour se hisser à la hauteur de cet acte légendaire ou se contentera-t-elle encore d’un simple coup de communication? »

Suite à l’annulation d’un rendez-vous que nous avions demandé avec Madame Le maire, nous avons publié un second communiqué de presse, ci-dessous :

Communiqué n°2Amiens, le 20 janvier 2017

« Mme La Maire annule le Rdv, des jeunes bientôt à la rue !

Nous venons d’apprendre que notre rendez-vous prévu ce jour avec Madame la Maire d’Amiens, Brigitte Fouré, est annulé pour des raisons obscures. Nous voulions évoquer avec elle le problème de logement des personnes qui habitent la Maison Cozette et qui ont reçu hier un commandement de quitter les lieux au 30 janvier, en pleine période de Grand froid.

Nous avons été saisis du problème de logement de certains habitants de la Maison Cozette lors d’une réunion du Comité de quartier St Leu. Certains sont allocataires du RSA ou étudiants boursiers. Donc avec de faibles ressources. Pour l’un d’entre eux, nous avons écrit pour relancer la demande de logement auprès des bailleurs et de la mairie. Toutes leurs réponses à nos courriers ont été négatives à ce jour.

Rappelons, comme il est précisé dans le communiqué du collectif La Brèche, ci-joint, que la Maison Cozette située place Vogel avait été léguée à la Ville d’Amiens par Mr. Cozette afin de contribuer à « l’extinction de la mendicité ». Un comble !

Quand on sait qu’aujourd’hui le bâtiment va être vendu par la Ville à un promoteur privé pour y faire des logements de standing pour étudiants et cadres ! Alors que la majorité des étudiants sont boursiers et qu’ils n’auront pas les moyens de s’y loger.

Une délibération devrait d’ailleurs passer au prochain Conseil municipal pour acter la vente de ce bâtiment et de son îlot, et qui spécifie, entre autre, que l’immeuble doit être libéré de ces occupants.

Nous sommes aujourd’hui très inquiets du devenir des habitants de la Maison Cozette qui faute de réponse de la mairie vont se retrouver à la rue d’ici une semaine et qui n’auront d’autre solution que d’appeler le 115 tous les jours – par ailleurs surchargé – et de passer leurs journées dehors en cette période de grand froid hivernal !

Le collectif la Brèche permettait de rendre effective la solidarité envers les personnes dans le besoin. Nous attendions de la mairie plus d’indulgence. Cependant, aujourd’hui nous ne perdons pas espoir et demandons encore à être reçu par Mme la Maire pour trouver ensemble des solutions aux problèmes de logement. »

Réaction à la suppression des bandes cyclables rue de la République

Communiqué de presse du 28 novembre 2016 :

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Après les avoir qualifiés « d’emmerdeurs » et sans le renier, le Président d’Amiens métropole et adjoint à la voirie d’Amiens a décidé, sans concertation ni avec les riverains, ni avec les usagers de la voirie, de supprimer les deux bandes cyclables de la rue de la République.

Ses arguments d’un accident entre un automobiliste et un cycliste et la difficulté de sortir du parking donnent l’ampleur de la négation de la mobilité moderne et l’ignorance de la loi pour un élu également député. Veut-il également supprimer les trottoirs en cas d’accident avec un piéton ?

Faut-il lui rappeler que supprimer un aménagement cyclable et donc sécurisé, c’est augmenter le risque d’accident pour les cyclistes qui en sont les premières victimes. Et en quoi les cyclistes de la rue de la République bloquent ils les voitures en sortie de parking ?

Les aménagements précipités de la rue Lamarck auraient pu être un complément avec la rue de la République, ils seront en substitution.

Un affront de plus aux amiénois, cyclistes permanents ou occasionnels, qui ne souhaitent que circuler librement avec le maximum de sécurité, malgré de nombreuses attaques dont ils font l’objet : un Schéma Directeur des Aménagements Cyclables (SDAC) au rabais, le non aménagement de la rue Saint-Fuscien et de bien d’autres voies de circulation, la suppression de la DSP Buscyclette (vélos verts) et la plupart des missions de service public….

 Cette politique d’un autre âge, du tout-auto sans partage, ne créera que des conflits d’usages, un risque accru d’accidents et une pollution supplémentaire.

Vous pouvez ci-dessous relire les papiers du Courrier Picard qui suivent le sujet ou en cliquant ici, ici ou la.

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Amazon, une bonne nouvelle pour Amiens ?

Amiens, le 05 octobre 2016

Les élu-e-s écologistes du Conseil Municipal d’Amiens et du Conseil de la communauté d’agglomération d’Amiens Métropole se réjouissent de l’arrivée d’Amazon sur notre territoire pour les retombées potentielles en termes de création d’emplois sans pour autant négliger les impacts de ce secteur d’activités sur les aspects sociaux et environnementaux.

C’est essentiellement le positionnement géographique d’Amiens et les prix attractifs des terrains disponibles qui sont les principales motivations de cette implantation. Cette zone, déjà saturée en terme de trafic routier, ne devra pas dans l’avenir attirer seule les projets des entreprises, afin de ménager les terres agricoles, d’équilibrer le territoire et de chercher à valoriser nos nombreuses friches industrielles recherchées par les professionnels de ce secteur.

Rappelons que le transport routier de marchandises, c’est le cas ici, représente plus d’un tiers de la consommation d’énergie du secteur transport en France. La route étant le mode le plus utilisé pour les livraisons en milieu urbain, cette activité est responsable de 35% des émissions de CO2 et contribue à accroître fortement le niveau de pollution atmosphérique et de nuisances sonores dans les villes. Et que dire des conséquences à venir sur le trafic, le stationnement ou encore sur la voirie puisque ce projet industriel prévoit l’arrivée de plus de 1000 poids lourds et près de 2500 voitures par jour ? Un plan de déplacement d’entreprise d’ampleur sera nécessaire pour diminuer l’impact des trajets des salariés.

Sur l’aspect social, nous jugerons sur pièce du respect des droits fondamentaux des salariés, des conditions de travail et de formation continue permettant la promotion sociale et l’évolution de carrière des personnes occupant les emplois peu qualifiés.

L’annonce tardive, sous couvert d’une soi-disante confidentialité, ne cache pas un plan de communication savamment orchestré par Amiens Métropole et préparé depuis plus de 15 jours, sans que les élus minoritaires n’aient été informés, qu’une enquête publique se soit déroulée quasiment en secret cet été et des aménagements routiers réalisés par Amiens Métropole dont nous ne connaissons pas l’ampleur financière.

Au-delà de la communication politique sur ce dossier comme pour d’autres, notre vigilance portera sur les impacts environnementaux et les conditions sociales, les responsabilités et apports de chacun,  et le droit à l’information des élus et de la population.

La politique éducative de la mairie d’Amiens et du département de la Somme renforce les inégalités culturelles, sociales et économiques de notre territoire.

COMMUNIQUE DE PRESSE du 04 juillet 2016 Lire la suite