SNCF : Défendons nos services publics et nos territoires !

Ci-dessous, notre tribune communautaire revient sur le mouvement social de la SNCF :

Depuis plusieurs semaines notre pays connaît une gronde sociale, entre autre dans le transport ferroviaire.

Durant des années, la SNCF et les gouvernements successifs ont privilégié les investissements en faveur du tout TGV et de la création de nouvelles lignes grandes vitesses surtout en faveur de l’Île-de-France. mon-train-j-y-tiens

Ceci au détriment de l’aménagement équitable du territoire (comme le barreau Amiens-Creil-Roissy toujours au point mort) et de l’entretien du réseau existant entraînant de fait une dégradation globale du service. Et renvoyant par la même occasion les territoires ruraux comme le nôtre à la route comme seul moyen de déplacement.

De plus, l’échec de la réforme du fret n’a cessé de renforcer le report modal vers le trafic routier, néfaste pour l’environnement.

Le projet de loi sur la réforme de la SNCF, présenté le 14 mars dernier, n’est pas à la hauteur. Il n’évoque ni les solutions pour maintenir demain un service public ferroviaire de qualité, notamment concernant la dette engendrée surtout par l’État, ni l’investissement sur le réseau dit « des petites lignes » qui serait transféré aux Régions.

Enfin, la méthode engagée par le gouvernement de recourir aux ordonnances a braqué les syndicats, rendu les négociations difficiles et provoqué logiquement le mouvement social et les perturbations que nous connaissons. Le nouveau monde se comporte finalement comme l’ancien.

green-train-public

Nous sommes tous attachés au service public. C’est le patrimoine de ceux qui n’ont rien et à travers lui s’exprime une certaine idée de notre modèle social. Le train n’est pas qu’un moyen de se déplacer librement, c’est un outil essentiel au service de l’égalité et une bataille indispensable pour la transition écologique. Seule une large concertation permettra un débat apaisé tant sur le modèle de gouvernance que sur les conditions économiques qui pèsent actuellement sur le rail et freinent son développement.

Publicités

Chantier : Mme La Maire se moque-t-elle de vous ?

Ci-dessous, notre dernière tribune municipale revient sur la gestion calamiteuse des travaux dans la ville par l’équipe actuelle et sa première responsable, Mme la maire Brigitte Fouré :

A vendreQuand elle dit que tout va très bien, c’est bien sûr une image. Elle n’en pense rien. Souvenons-nous de ce qu’elle écrivait sur son programme électoral de 2014 où elle déclarait vouloir faciliter les déplacements à Amiens et s’engageait à ne pas réaliser des travaux lourds susceptibles de contraindre à la fermeture de nombreux commerces.

Elle continuait ainsi : «L’utilisation des modes alternatifs de déplacements à la voiture reste très faible. Nous avons assisté à une multiplication des aménagements invraisemblables tant en faveur du réseau de bus et des pistes cyclables, qu’envers les automobilistes».

La moitié de son mandat lui aura finalement donné raison. Cumul de travaux! Mauvaise gestion! Carence d’information! Augmentation des risques pour tous les usagers de la voirie! Et pour finir, aucune alternative crédible!

Mais la communication est déjà prête, elle sera massive. Et comme on l’entend dans les couloirs de la Mairie, sous forme de boutade : « les gens auront oublié en 2020 ».

Pourtant, des enquêtes de la CCI réalisées auprès des commerces amiénois depuis le début des travaux révélaient une fréquentation 2017 en nette baisse et un début 2018 catastrophique, même durant le Marché de Noël et les soldes, ayant pour principale cause les travaux du centre-ville. Ces études auprès des principaux intéressés sont régulièrement remise en cause par la majorité actuelle.

Malgré tout, nous interpellons, apostrophons, alertons, posons des questions, demandons des précisions, lui montrons des vidéos, bref nous faisons notre boulot de lanceur d’alerte mais Mme La Maire nous explique sans cesse que « tout va très bien ». Cette maxime sera bientôt inscrite sur le fronton de la Mairie transformée en tour d’ivoire et forteresse de l’aveuglement…

MadameToutVaBien

Amiens, lanterne rouge des Villes cyclables!

Notre dernière tribune communautaire revient sur l’absence totale d’ambition de cette majorité qui parle des cyclistes comme une minorité de 2% d’emmerdeurs :

logo-barometreOKC’est malheureusement un prix mérité que la municipalité et l’agglomération viennent de se voir décerner par les cyclistes amiénois, plus de 870 après une enquête représentative (parlons-velo.fr) : Amiens est « défavorable » au vélo, avant dernier niveau d’une échelle de la cyclabilité.

veloMarquageIl faut dire que le vélo est vu par ces élus comme un problème, alors qu’il est une des solutions aux difficultés de circulation et de stationnement que nous rencontrons actuellement.

Et le travail de sape depuis 4 ans est massif : suppression du marquage antivol, insulte publique envers les usagers, oublie des obligations légales dans les nouveaux aménagements routiers, suppression arbitraire d’aménagements existants, Schéma directeur des aménagements cyclables réduit à peau de chagrin et inappliqué, intégration ratée dans le projet de BHNS, refus de favoriser le vélo dans le déplacement domicile-travail des agents, remise en cause du travail de l’association Buscyclette reconnu au niveau national, association de usagers Véloxygène vue comme des opposants politiques…

En cette période chaotique due aux travaux mal gérés et une réforme du stationnement mal anticipée, la municipalité avait eu l’occasion de proposer des alternatives de déplacements afin d’éviter également la désertification du centre-ville. Mais rien n’a été prévu et les conflits entre usagers de la route sont favorisés. Tout cela n’empêche pas le développement du vélo mais pour aller au-delà, la mise en sécurité est nécessaire pour que bien d’autres franchissent le pas.

Le vélo est pourtant un moyen de transport moderne, d’aménagement de la ville pour tous les usagers du domaine public et vecteur d’attractivité pour les entreprises, bien plus que de financer une étape du Tour de France. Les élus sont bloqués dans les années 60 du siècle dernier. Nous rêvons qu’un autre monde est possible à Amiens, avec une autre équipe.VeloCoeur

Le droit à l’éducation pour tous n’est pas En Marche!

Notre tribune municipale de mars 2018 revient sur l’importance de l’éducation pour notre territoire :

IMG_1403Après avoir laissé passer le dernier conseil municipal sans réaction face aux suppressions de postes dans notre Ville, Mme le Maire tente de se rattraper en acceptant de voter nos vœux pour le maintien de tous les collèges dans notre ville et contre les suppressions de postes dans nos écoles amiénoises. Mieux elle veut apporter des amendements purement politiciens en faveur du gouvernement en soulignant avec un peu trop d’insistance la bonne mesure de dédoublement des classes de CP- CE1.

Nous sommes plus réservés sur la mesure puisqu’en réalité celle-ci se fait au détriment des autres classes qui verront leurs effectifs augmenter, au détriment du dispositif existant « Plus de Maître que de classe », des temps de décharge des directeurs dans les écoles des REP, des dotations des collèges et qui accompagne en fait la fermeture de classes.

C’est grâce à la mobilisation collective des parents, des enseignants et des élus que l’Inspecteur d’Académie est revenu sur la suppression de 3 classes mais d’autres sont encore actés. Pourtant le nombre d’élèves dans notre ville est en augmentation et aucune suppression de classes ne devrait avoir lieu.

Notre ville compte un pourcentage de la population sorti sans diplôme du système scolaire particulièrement élevé, par conséquent l’éducation doit être une priorité budgétaire. Elle a besoin de moyens renforcés. C’est pourquoi nous demandons à ce que Monsieur l’Inspecteur d’Académie intervienne auprès du Ministre pour que des moyens supplémentaires soient accordés à notre territoire et revienne sur ses décisions de suppressions de postes dans nos écoles !

Enfin c’est tant à l’État qu’au Conseil Départemental de la Somme que nous adressons le vœu de maintenir le nombre de collèges existant sur notre ville.

Pour sa part, Mme La Maire est plus pressée de se mettre En Marche pour les prochaines élections de 2020.

Sens interdit pour le centre-ville ?

Notre première tribune communautaire de l’année 2018, avec un petit rappel de la politique du déni qui gagne de plus en plus le duo Gest-Fouré. Et pour commencer, une petite vidéo (en cadeau) d’un café chantier assez révélateur :

« Les travaux à Amiens, c’est le foutoir »

 

Comme le disait Raymond Devos dans son sketch sur le rond-point : « refaites un tour pour vérifier et continuez de tourner avec les autres… ».

pietonsOn ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer tant la situation des travaux sur l’agglomération d’Amiens paraît ubuesque. D’un côté une fédération de commerçants contents qui diffusent des tracts pour essayer, un peu tard, de rassurer la clientèle et une majorité silencieuse qui rame; de l’autre des usagers qui tournent en rond ahuris face à une majorité politique répondant à la schlague qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, qu’il faut être patient car nos grandes entreprises gèrent ça très bien!

Mais alors que se passe-t-il réellement? Simple : cette majorité ne travaille pas, elle délègue. Et pour éviter une situation électorale délicate en 2020 en étalant les différents travaux, elle éparpille, mélange, empile, va s’y comme je te pousse, oubliant au passage ses obligations légales en matière d’information, de coordination et de sécurité.

Non ce n’est pas la catastrophe, juste le foutoir. Révélateur d’un certain mépris qui cache aussi un cruel manque de professionnalisme. L’un n’empêche pas l’autre.

Alors on leur a proposé un plan d’action concret, piloté par une cellule de crise mais comme Mme La Maire ne met que 10 minutes pour rejoindre le centre-ville à 9h du matin, alors « Tout va bien ». Sauf que la situation est telle que nombre d’Amiénois évitent le centre, faute d’information sur les travaux, les itinéraires et les possibilités de stationnement. Le mal est fait.

Dans le même temps, cette majorité augmente les tarifs des bus d’un réseau dégradé et favorise le développement des zones commerciales périphériques où 1 emploi créé en supprime 3 dans le centre-ville. Il ne faudra pas s’étonner quand nombre de commerçants mettront la clef sous la porte. Mais comme pour le reste, ça ne sera certainement pas de leur faute…

 

Conseil municipal d’Amiens : un festival de fake-news

Notre tribune municipale suite au 1er Conseil municipal de l’année 2018 :

fakenewsLors de cette première assemblée, on a assisté à une véritable opération de vérités alternatives.

Avec les résultats de la ‘pseudo’ concertation sur le retour à la semaine de 4 jours dans les écoles d’abord. Sur la base d’un questionnaire orienté et sans aucune information éclairée de la population, on observe, selon les quelques chiffres disponibles, que seul 1/3 des familles s’est prononcé et que nul ne sait si elles sont représentatives de l’ensemble des quartiers. D’autre part, n’ayant pas encore de recul sur le dispositif des 4,5 jours, personne ne peut tirer de conclusions définitives, ce qui n’est pas le cas des 4 jours dont l’inefficacité a été prouvée.

Ensuite, nous considérons que la fermeture annoncée de 5 classes est inacceptable, notamment dans des écoles comme Marivaux qui accueille des enfants en grande difficulté et pour laquelle nous avions déjà voté un vœu demandant son classement en REP. Nous pensions avoir convaincu Mme La Maire d’être énergique pour défendre les écoles d’Amiens mais elle fera un simple courrier et beaucoup de classes fermeront.

Sur la circulation en centre-ville, malgré une réforme du stationnement ratée et untravaux réseau de bus abandonné, voilà que cette équipe nous ressort son « tout va bien […] c’est quand même pas Beyrouth » et puis « on n’entend pas de contestation des commerçants comme ce fut le cas en 2014 pour le tramway ! ». Sauf que leur campagne politicienne de dénigrement anti-tramway était leur seul programme et que les citoyens et commerçants ont bien été bernés car laissés sans alternatives crédibles de déplacement.

 

veganEnfin, quel malheur nous a pris de proposer un plat végétarien quotidien à la cantine scolaire et la restauration municipale. Une proposition jugée « radicale » par Madame le Maire (vous pourrez la réécouter ici) et qui ne consistait pourtant pas à convertir la population au véganisme mais à apporter un repas équilibré aux personnes de plus en plus nombreuses souhaitant réduire leur consommation de chair animale.

Irresponsables mais pas coupables !

Pour cette première tribune de l’année 2018, nous revenons sur les mauvaises habitudes de la droite locale. Celle du déni, celle de ne pas réellement travailler et de brasser (un peu trop) de vent :

Nos élus de la Droite Amiénoise et leurs alliés, champions de la communication vide et de la récupération, sont tour à tour bien silencieux, accusateurs ou dans le déni des réalités. On ne reparlera pas des incidents au stade de la Licorne, la justice est saisie mais fallait-il accuser les supporteurs à l’hôpital ? Pour les 2 ans de retard de la Citadelle, c’est parait-il la faute de l’architecte. C’est simple, c’est jamais eux.lart-de-sexcuser-2

Quand le gouvernement prône l’austérité, on s’en plaint alors que c’est pourtant la même politique menée depuis 3 ans au détriment des services aux publics. Ce n’est pas eux le manque de logement pour les familles. Ils laissent pourtant la ville aux spéculateurs et laissent le territoire se dépeupler. On ne manque pourtant pas de friches pour construire des éco-quartiers dans Amiens.

Ce n’est pas vrai que les commerces de proximité souffrent des travaux, de la création d’un nouveau centre commercial, d’une non-gestion du stationnement et des transports : « vous savez, les commerçants ne savent que râler ». Ils apprécieront ! De toute façon, pour les travaux aux 4 coins de la ville, c’est « sans conséquence et tout le monde est très heureux ».C’est pas leur faute si le service de bus est dégradé, mais ce sont pourtant les même qui refusent de tester la gratuité les week-ends et vont même jusqu’à augmenter le prix du ticket de bus !!!

Ce n’est pas de leur faute, la précarisation des amiénois avec des hausses permanentes des services publics : pour l’eau potable, c’est encore cette année +3%. Les familles « n’auront qu’à prendre moins de café et de cigarettes ». Irresponsables, ils le sont aussi quand notre agglomération prend du retard, faute de projet cohérent. Mais on est déjà pas capable d’assurer le déploiement de la fibre optique qui accuse plus de 2 ans de retard.

Bonne année 2018 à toutes et tous.

UN BUDGET AU RABAIS, UNE ACTION SANS AMBITION !

Ci-dessous, notre dernière tribune municipale de décembre 2017 écrite en commun avec les groupes Communiste et Socialiste :

« A la veille du changement d’année, les  élus  de gauche formant l’opposition municipale, composée des groupes Écologiste, Socialiste et Communiste ont souhaité s’adresser à vous dans une tribune commune.

droite en marche2L’adoption du 4ème budget de la mandature de l’équipe de B. Fouré révèle une action bien éloignée des promesses électorales. Le bilan de mi-mandat qu’elle a produit n’apporte aucune réponse nouvelle aux actions engagées antérieurement.

L’ensemble des efforts de communication des trois années et demie n’ont eu pour but que de laisser croire que tout va bien et que les engagements sont respectés. Dépourvue d’une vision globale d’aménagement et de développement, l’équipe municipale ronronne de petites actions et nous confectionne un patchwork d’initiatives ici et là, aux coutures bien trop fragiles pour résister au temps.

Embarrassée par la présence de ses amis politiques au gouvernement, la Droite locale s’accommode finalement assez bien d’être maltraitée par l’État qui remet en cause la libre administration des collectivités et leur autonomie financière. Sur injonction  du gouvernement ultra-libéral de Macron, il va en effet être demandé à Amiens de se faire hara-kiri en signant un contrat avec le Préfet comprenant un objectif d’évolution de dépenses de fonctionnement  limité à 1,2 % par an sous peine de sanction ! C’est inacceptable !

Et c’est justement ce dont profite  la Droite amiénoise pour justifier qu’elle malmène les agents de la collectivité, réduit la masse salariale et fragilise le service public. Les élus de gauche ne se résignent pas à cette politique en trompe-l’œil  et s’emploient à dénoncer quand il le faut, à proposer et construire des projets alternatifs, utiles pour imaginer un avenir ensemble à Amiens.

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année et  formons des vœux d’espoir et de solidarité pour vous, vos proches et pour notre ville. »

 

Bus : ça devient cher d’être pauvre à Amiens

Notre dernière tribune d’Amiens métropole revient sur le nouveau contrat de Délégation de Service Public (DSP) pour les transports en commun, novembre 2017 :

Après les fêtes, le ticket de bus du réseau Ametis va encore augmenter en passant à 1,40€. Au 1er juillet 2019, il vous faudra payer 1,50€ (+25% depuis le début du mandat), voire 1,70€ en comptant les suppléments. C’est pourtant le mode de paiement le plus utilisé par ceux qui comptent chaque centime pour finir le mois. Les abonnements augmenteront aussi et ce sera la fin des mesures de gratuité remplacées par une obscure offre dite « solidaire ». Qui seront les perdants?

Des hausses pour les plus fragiles alors que le service est fortement dégradé depuis plusieurs mois avec beaucoup moins de bus et une information défaillante. Du coup, les bus restant sont bondés et il faut attendre le suivant ou le suivant encore. En conséquence, des retards au travail ou à l’école. Quand les bus ne tombent pas en panne faute d’un contrôle de la maintenance. Alors beaucoup se découragent et la baisse de fréquentation (-20%) est même actée dans le nouveau contrat de Délégation de Service Public de Transports urbains. L’affichage avec de nouveaux bus ne masquera pas la baisse du réseau de proximité. Le délégataire restera le même, Kéolis, le seul candidat il est vrai. Il intégrera le service Buscyclette (les vélos verts) sans ambition réelle comme un accessoire  démontable à terme.

Pourtant, une étude confirme que les commerces du centre souffrent déjà des travaux. Avant leur achèvement, nous avons proposé de tester la gratuité des bus durant les week-ends pour une contribution de 0,1 % ! Mais cela a été refusé, c’est apparemment trop pour cette mesure commerciale en direction des usagers délaissés et de bon sens pour sauvegarder les commerces.

Contrairement aux plus aisés, les ménages précaires paient systématiquement plus cher que les autres. Les élus d’Amiens Métropole ont fait leur choix : celui de faire payer plus cher ceux qui ont le moins et qui n’ont pas d’autres choix.

TicketBusAmiens

Il est où l’intérêt général, il est où ?

Notre dernière tribune municipale, novembre 2017 :

mairieQuand on est élu dans une commune, on est censé rechercher l’intérêt général, l’intérêt commun pour les citoyens et au-delà, l’intérêt de la ville.

Mais c’est quoi l’intérêt général pour Amiens?

La majorité municipale qui est depuis plus de 3 ans aux commandes de cette ville ne le sait toujours pas et ne prévoit rien pour le définir, avec une gestion au jour le jour, en fonction des intérêts particuliers du moment.

Il est où l’intérêt général d’Amiens quand on nous présente au dernier conseil municipal un rapport (obligatoire) sur le développement durable sans objectifs ni résultats?

Pour ces élus, c’est au mieux un gadget, au pire uniquement une « idéologie ».

Il est où l’intérêt général quand on ne veut pas s’engager dans un Programme alimentaire territorial car il faudrait « concerter » et que c’est compliqué?

Il est où quand sur le stationnement payant, on refuse avec dédain de répondre à nos demandes d’un plan global intégrant les mobilités et l’intérêt de tous les quartiers?

Il est où quand sur le Débat d’orientation budgétaire, on renvoie la responsabilité de la baisse du service public sur le gouvernement alors que depuis 3 ans, on applique ce programme en stigmatisant le personnel et en supprimant des emplois.

Quand en votant 3 vœux (contrats aidés, logement social et APL et suppression de la Cour d’Appel d’Amiens), on reproche à l’État sa casse des services publics mais, qu’en même temps, nous ne sommes pas exemplaires?

Il est où quand on refuse d’agir pour l’installation d’un médecin dans le quartier Saint-Leu alors que la santé publique est en jeu et qu’on laisse fermer la Poste de ce même quartier?

Il est où l’intérêt humain quand on laisse dormir des jeunes dans les rues de notre cité mais qu’on candidate pour la Capitale européenne de la Jeunesse?

On continue jusqu’où comme ça?