Vœu pour des moyens renforcés dans l’enseignement du 1er degré à Amiens

Nous avons déposé ce deuxième vœu lors du dernier Conseil municipal du 8 mars qui a fait l’objet de nombreux amendements inutiles et pinailleurs de la part de la majorité. Nous vous le publions ici tel que nous l’avons déposé :

education First2« Lors du dernier Conseil Départemental de l’Éducation Nationale, Monsieur l’Inspecteur de l’Académie d’Amiens a présenté la carte scolaire pour la rentrée 2018. Il est revenu sur un certain nombre de fermetures de classes mais il en subsiste néanmoins.

A Amiens, le nombre d’élèves amiénois dans le 1er degré n’a globalement pas diminué. En conséquence, aucune fermeture de classes ne devrait avoir lieu à Amiens. Il est inadmissible que des classes ferment dans les écoles où les effectifs sont stables voire en hausse. Car la suppression d’une classe aura pour conséquence d’augmenter le taux moyen d’élèves par classe, celui-ci dépassant souvent les 25.

Il est tout aussi inacceptable que soient diminués les temps de décharges des directeurs des écoles situées dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+) alors même que le nombre d’élèves dans ces écoles reste inchangé. Ces temps de décharge sont très utiles pour permettre l’organisation de projets et monter les dossiers d’aides aux enfants en difficultés, souvent nombreux dans ces écoles. Diminuer des temps de décharges revient donc à diminuer les moyens des écoles en REP et REP+.

Ces mesures sont loin de favoriser la réussite éducative dans notre ville qui compte un pourcentage de la population sorti sans diplôme, particulièrement élevé.

Si nous sommes favorables au dédoublement des classes pour les CP CE1, celui-ci ne peut se faire au détriment des autres classes ou écoles. L’éducation dans notre ville doit être une priorité budgétaire. Elle a besoin de moyens renforcés.

Nous soutenons les parents d’élèves et les enseignants qui manifestent leur mécontentement au regard des mesures annoncées pour la rentrée scolaire 2018.

Le Conseil municipal d’Amiens réuni le 8 mars 2018 demande à Monsieur l’Inspecteur d’Académie de tenir compte de la situation particulièrement défavorisée de notre ville et d’intervenir auprès du Ministère pour que des moyens supplémentaires soient accordés à notre territoire et dans tous les cas de revenir sur ces décisions de suppressions de postes. »

Adopté à l’unanimité!

Publicités

Vœu pour le maintien des collèges amiénois!

Avec nos collègues socialistes et communistes, nous avons proposé un vœu lors du dernier conseil municipal du 8 mars dernier pour s’opposer à la fermeture d’un collège amiénois. Le collège Guy Mareschal situé dans le secteur Sud-Est d’Amiens est régulièrement cité dans les rumeurs récurrentes qui circulent à ce sujet.

Une mobilisation est en cours, nous vous invitons à la rejoindre en vous informant via la page Facebook et en signant la pétition qui vient de passer le cap des 2500 signatures.

NonGuyMareschal

Conseil municipal du 8 mars 2018 :

« Depuis des mois voire des années, les services de l’Éducation nationale et du Département de la Somme évoquent régulièrement la fermeture d’un collège amiénois sans pour autant annoncer clairement lequel.

L’inspection académique invoque une forte chute démographique sur notre territoire depuis plusieurs années bien que la vacance dans certains établissements soit en partie liée au nombre trop important de dérogations qui ont été accordées par le passé.

Devant l’inquiétude justifiée des familles et des personnels potentiellement concernés, il est urgent  de sortir de l’expectative.

educPrioQuoiqu’il en soit, fermer un collège, c’est déplacer des populations dont certaines rencontrent des difficultés.  De plus, s’il s’agissait d’un collège situé en réseau d’éducation prioritaire, les moyens et les dispositifs spécifiques déjà en place ne suivraient pas les publics fragiles ainsi transférés. De même que les écoles rattachées seraient d’une façon ou d’une autre impactées, risquant d’accroitre un peu plus le phénomène de « ghettoïsation » de certains secteurs. D’autres établissements pourraient aussi être déstabilisés dans leurs conditions d’organisations des enseignements et des suivis personnalisés …

Devant tant d’incertitudes et au regard de l’importance de la question éducative pour la réussite de nos collégiens, l’assemblée réunie en séance du Conseil municipal déclare s’opposer à la fermeture d’un collège amiénois, et demande au Conseil départemental de la Somme ainsi qu’à l’Éducation Nationale d’apporter toutes les assurances quant au maintien du nombre de collèges sur l’ensemble de notre territoire.« 

Adopté à l’unanimité!

Question Orale relative au parking Zamenhof

Au terme de ce premier Conseil municipal, nous avons poser collectivement une question orale, présentée par René Anger (PS) à Madame le Maire :

zamenhofNous apprenons par la presse (ici), la décision de l’État d’implanter le nouveau commissariat de police sur le « parking ZAMENHOF ».

Si nous ne pouvons que nous réjouir de cette construction, vu l’état de vétusté de l’actuel commissariat central, sa localisation suscite l’inquiétude de nombreux habitants de Saint Maurice et saint Pierre.

Il leur avait été en effet affirmé que ce terrain devait être affecté au stationnement des usagers du pôle universitaire de la Citadelle.

Vous avez  déclaré qu’une solution de substitution était recherchée, en particulier sur l’emprise du CDEF….  La presse de son côté fait état d’une cession de l’emprise convoitée.

  • Pouvez vous nous informer des dispositions que vous envisagez de prendre pour assurer une intégration harmonieuse des nouveaux équipements (Commissariat et Université) ?
  • Nous souhaiterions en particulier connaître la nature et le calendrier des différentes opérations destinées à compenser l’abandon du site ZAMENHOF pour tenir l’engagement pris de création de places de stationnement.
  • Plus généralement, l’arrivée d’un équipement majeur comme un commissariat appelle une réflexion urbaine sur  l’axe Vogel/Jardin des plantes/Place Victor Pauchet. Quelles dispositions comptez vous prendre pour l’engager dans les meilleurs délais ?

Vœu relatif à la qualité et à l’attractivité de la ville pendant les travaux !

La température du premier Conseil municipal de l’année 2018 a fortement augmenté avec ce vœu de René Anger (PS) auquel nous nous sommes associés. Il a permis de mettre nos propositions sur la table et surtout de toucher la corde sensible de cette équipe municipale bien peu sûre d’elle…

chantierLes travaux relatifs à l’installation du réseau de chaleur et à la reconfiguration de voirie liée à l’accueil du BHNS transforment à nouveau notre ville en immense chantier. Ils perturbent la vie quotidienne de nos concitoyens, dissuadent les visiteurs extérieurs et mettent en danger de nombreuses activités commerciales et de services dans de nombreux quartiers. Les amiénois sont excédés.

Au delà de l’inévitable gène occasionnée par toute intervention d’ampleur sur la voirie, force est de constater que l’exécutif ne prend ni la mesure du désastre, ni les mesures qui permettraient de minimiser le préjudice subi.

Croire que le temps des travaux ne serait qu’un « mauvais moment à passer » constituerait une grave erreur. Les retours sur la vague de travaux 2017 montrent que malgré une politique commerciale dynamique, certaines enseignes n’ont pas retrouvé leur niveau d’activité antérieur. Le risque est de modifier durablement les habitudes de consommation au bénéfice de pôles commerciaux périphériques (au nord et à l’est) qui dans le même temps ont renforcé significativement leur attractivité.

C’est une situation de crise que nous devons affronter avec les moyens d’une situation de crise.

Il n’est plus temps d’épiloguer sur les causes et en particulier sur la simultanéité réseau de chaleur/BHNS…Il est temps d’agir autrement pour que 2018 ne soit pas une « annus horribilis » pour les Amiénois.

C’est le sens de nos propositions :

  • D’abord minimiser la gêne par un meilleur pilotage des travaux dans la ville et de l’occupation de la voirie.

–  phasage plus fin des interventions pour ne pas bloquer tout un axe alors que les  travaux  ne sont effectifs que sur une partie.

– limitation au strict minimum et planification horaire des chantiers ou interventions non liées au réseau de chaleur et au BHNS.

– étude d’impact et le cas échéant reconfiguration, déplacement au niveau métropolitain  ou report des évènements qui neutralisent l’espace public.

  • Ensuite offrir des solutions alternatives au véhicule individuel pour assurer les déplacements en ville :

–  ajout de parkings provisoires longue durée gratuits et sécurisés reliés par des navettes régulières au centre ville.

–  priorisation de l’accès aux parkings en ouvrage et gratuité pendant 2 heures.

– promotion du covoiturage (plateforme internet, stationnement réservé et gratuit).

–  gratuité du bus le mercredi et le samedi.

– attention portée aux aménagements spécifiques aux piétons et cyclistes pendant les travaux afin d’en limiter la dangerosité et d’en favoriser le report.

  • Par ailleurs mise en place d’une signalisation lisible et  mise à jour régulièrement indiquant l’accès aux parkings, les itinéraires recommandés, les offres alternatives de déplacement.
  • Au delà de ces dispositions relatives à l’amélioration de la mobilité, il est proposé un plan exceptionnel d’accompagnement visant à maintenir l’attractivité commerciale du centre ville et plus généralement des pôles commerciaux  concernés par les travaux

– Campagnes de communication et de promotion partenariales avec les commerçants et les équipements publics.

– Jeu concours sur le thème des transformations de la ville

–  Site internet de promotion et d’information assorti d’une application de guidage et    d’un espace d’échange pour recueillir les remarques et propositions des usagers comme des commerçants

  • Pour assurer le pilotage de ce dispositif, il est proposé la création d’une cellule de crise composée d ‘élus, techniciens, représentants des usagers et de la CCI se réunissant une fois par semaine ainsi que d’une mission permanente travaux/attractivité/qualité de la ville rassemblant les services et élus concernés.chantier-avec-des-grues-fond-de-ville-50198640

 

Vœu en faveur d’un plat végétarien quotidien dans la restauration collective, scolaire et municipale

Nous avons défendu ce vœu lors du premier Conseil municipal de l’année qui a été évidemment rejeté en bloc par la majorité le considérant comme trop « radical » par Madame le Maire d’Amiens et surtout qu’il ne faut pas confondre avec un menu végan :

brocoliDans le cadre de son service public de restauration, la collectivité dispose d’une grande liberté dans l’élaboration de ses menus. Elle doit garantir à chaque convive une alimentation structurée et lui permettre de consommer des repas adaptés et équilibrés en évitant le plus possible les phénomènes d’isolement. La restauration collective scolaire et municipale sont des lieux qui permettent la découverte d’autres aliments, d’autres plats et ce faisant d’autres cultures et habitudes alimentaires. Celles-ci constituent aussi un axe important dans le travail d’éducation à la diversité culturelle, au respect de l’environnement et à la santé notamment par la prise en compte des allergies alimentaires.

Servir un repas « sans viande » ou « sans viande ajoutée », par un accroissement des protéines végétales, à une fréquence quotidienne, en supplément du menu standard, permettra de proposer une démarche éducative appuyée. D’une part traiter de façon équitable l’ensemble des individus, et d’autre part aborder la question de la place de la viande dans l’alimentation quotidienne en lien avec des notions de développement durable ou de lutte contre le gaspillage alimentaire.

Par ailleurs, il s’agit d’une réponse pragmatique face à une demande de plus en plus forte dans la société (10 à 15% des français selon les dernières études). Par les économies réalisées sur le gaspillage alimentaire, cette proposition permettra de renforcer notre action dans la qualité des produits, l’intégration d’une part plus importante de produits locaux et Bio, et s’intégrera concrètement dans un projet alimentaire local qu’il reste à construire.

Ce repas permettra également de comprendre les enjeux économiques et sociaux tant au niveau local qu’international et de montrer enfin que réduire la part de la viande ne signifie pas réduire la qualité alimentaire, gustative ou nutritionnelle du quotidien.

Ainsi, le Conseil municipal d’Amiens réunit en séance propose à partir de la rentrée 2018 un menu végétarien quotidien en alternatif au menu classique dont le choix pourra se faire lors de l’inscription à la restauration scolaire et apparaître dans les menus proposés au restaurant municipal afin de permettre à ceux qui ne veulent consommer ni viande ni poisson, quel qu’en soit le motif, de se nourrir de façon juste et équilibrée.

Vœu pour la création d’un Conseil Local de Santé Mentale à Amiens

Au Conseil municipal du 1er février 2018, nous nous sommes associés avec le groupe PS et PC pour demander la création d’un conseil local de santé mentale qui a été adopté par la majorité (après quelques micros amendements qui ne l’engage à rien finalement) :

cerveauMentalLa psychiatrie publique est le parent pauvre de la médecine, titrait Le Point en ce début janvier en rapportant une grève des soignants de Rennes. A l’Assemblée Nationale, une proposition de loi doit être étudiée ce jour pour indexer la dotation aux hôpitaux psychiatriques sur le budget des hôpitaux dits classiques afin de palier à minima la baisse relative des crédits des hôpitaux psychiatriques face à leurs missions.

A Amiens, l’hôpital Philippe Pinel ne subit pas seulement le manque de moyens financiers et humains, il souffre également d’un déficit de structures relais adaptées comme les Foyers d’Accueil Médicalisés (FAM) ou les Maisons d’Accueil Spécialisées (MAS). L’hôpital doit ainsi garder des patients qui pourraient être pris en charge dans ces structures, ce qui alourdit son fonctionnement, ou les laisser sans aucun accompagnement, avec tous les risques que cela comporte.

Face à cette situation, les personnels, les patients et les familles de patients se voient démunis s’ils ne sont pas entendus et soutenus par les instances locales, à différents niveaux. Le désintérêt pur et simple pour la question de la psychiatrie, qui pourtant peut concerner n’importe quelle famille, n’est pas acceptable.

Au-delà d’un simple diagnostic, plusieurs demandes très concrètes qui ont notamment été formulées par l’UNAFAM – Union nationale de familles et amis de personnes malades (visitez leur site ici) peuvent d’ores et déjà être étudiées et mises en place.

Attendu que

  • Les régions élaborent des plans au niveau des PRIAC (Programme Interdépartemental d’Accompagnement des Handicaps et de la Perte d’Autonomie), qui sont transmis pour financement à la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie)
  • La création d’un Foyer d’accueil médicalisé est autorisée par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales et le Président du Conseil départemental. Cet établissement est financé à la fois par la Sécurité sociale, pour la partie « soins », et par le département, pour la partie « hébergement ».
  • Le Conseil municipal a déjà voté à l’unanimité un vœu pour que soit maintenu le centre de jour adolescent au CHU, ce qui est aussi une forme d’externalisation des soins psychiatriques.
  • Les Conseils locaux de Santé Mentale (CLSM) ont mis en exergue l’importance du travail transversal et des notions de parcours de soin, de citoyenneté et d’autonomisation des usagers. Présidé par un élu local, co-animé par la psychiatrie publique et intégrant en son sein les représentants d’usagers et des aidants, le CLSM est un outil opérationnel de démocratie participative plébiscité par le monde de la psychiatrie pour faire face intelligemment aux problématiques spécifiques à un territoire.

Le Conseil municipal de la ville d’Amiens réuni ce jeudi 1er février :

  • S’engage à réaliser un diagnostic, réunir les partenaires [en vue de la création d’un Conseil local de Santé Mentale – supprimé], et affirme ainsi prendre en compte les questions liées à la santé mentale ;
  • Invite le Conseil Départemental de la Somme et le Conseil Régional des Hauts de France d’intégrer la création à Amiens d’une structure [relais de type Foyer d’Accueil Médicalisé – supprimé] dans leurs objectifs de politique d’accompagnement du handicap.

Vœux CJA et Finances locales

Ci-dessous, retrouvez nos deux derniers vœux proposés avec les groupes Communiste et Socialiste, et adoptés par la majorité du Conseil municipal le 14 décembre dernier :

1) Vœu en faveur du maintien du Centre de Jour pour Adolescents (CJA)ADOdeprime

  • Le CHU d’Amiens bénéficie depuis 20 ans d’une unité de soins dénommée, Centre de Jours des Adolescents (CJA), qui s’adresse à des adolescents qui ont été hospitalisés dans le cadre de maladies chroniques, d’anorexie mentale, de tentative de suicide, de pathologies trouvant leur source dans des phobies scolaires exacerbées.
  • Outre les soins médicaux purs durant leur hospitalisation, le relais est pris dans ce centre par des ateliers à visée thérapeutique, pendant et après leur sortie de l’hôpital, le plus souvent en groupe, afin d’éviter des récidives, d’établir un suivi psychologique et de consolider les soins médicaux. Chacun comprenant bien qu’en dehors des périodes de crises, l’adolescent(e) se trouve confronté(e) à des problèmes plus profonds qui ne peuvent espérer trouver une solution que dans le long terme.
  • L’originalité de ce centre étant qu’il se situe en dehors des structures psychiatriques et que les patients peuvent y accéder, pendant et après leur hospitalisation, en retrouvant les mêmes intervenants médicaux et éducatifs, avec lesquels un lien de confiance a été établi.

Dès 2017, la décision d’arrêt des activités a été transmise au CJA et le Centre Hospitalier Universitaire annonce la fin de ses financements à partir de janvier 2018, ce qui a pour conséquences de laisser les adolescents et leurs familles dans un grand désarroi, abandonnés, à la merci de récidives et se traduit déjà par des hospitalisations itératives qui auraient pu être évitées.

Considérant que la prévention est une priorité dans les politiques de santé ;

Considérant que ces adolescents sont les adultes de demain ;

Considérant que l’on ne peut pas abandonner des adolescents et leur famille, qui sont confrontés à de graves difficultés, ni les personnels soignants et éducatifs qui se sont investis pleinement dans cette structure, souple, légère, innovante, à faible cout, reconnue et ayant inspiré d’autres équipes françaises, et qui voient leur travail réduit à néant par des gestions purement administratives ;

Le Conseil municipal d’Amiens demande et en appelle à Madame la Ministre de la santé afin que ce centre, qui a fait preuve de son efficacité, soit maintenu de façon pérenne au CHU d’Amiens.

ADOPTE à l’unanimité.

A noter qu’une PÉTITION existe! Pour en savoir plus et la signer, cliquez ici

 

2) Vœu en faveur des finances locales durablesfinancesDurables

Le Conseil municipal d’Amiens, réuni le 14 décembre 2017 pour débattre du budget 2018, et attentif aux débats ouverts à l’occasion de la discussion du projet de loi de finances,

  • Constatant que les collectivités territoriales et leurs agents ont d’ores et déjà pris une part importante au redressement des comptes publics: gel du point d’indice des fonctionnaires de 2010 à 2016, baisse de 11,5 milliards de la DGF; que cet effort a représenté pour la Ville d’Amiens une perte cumulée de recettes entre 2013 et 2017 de 26,78 millions d’euros,
  • S’inquiétant d’une part, des incertitudes engendrées à partir de 2019 sur les modalités de prise en charge de la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des contribuables, d’autre part des modalités par lesquelles l’État entend contractualiser avec les grandes collectivités leur participation à l’effort supplémentaire de 13 milliards d’euros sur la période 2017-2022 et également de la fragilisation des offices publics d’aménagement et de construction induite par l’article 52 de la loi de finances,
  • Rappelant que par la volonté de l’État, la Ville d’Amiens a perdu son statut de chef-lieu de région avec l’implantation à Lille de la préfecture de région mais aussi de sièges de directions régionales comme celles de l’Ars et de l’Insee,
  • Constatant la propension qui en résulte à une centralisation à Lille des sièges publics et privés portant le risque d’une marginalisation, voire d’une disparition des services maintenus à Amiens,

Affirme dans ces conditions, qu’il est plus que jamais du devoir de la Commune d’Amiens de se donner les moyens d’un nouveau développement en continuant à investir pour préparer l’avenir, tout en assurant ses missions de service public et de solidarité,

Et demande en conséquence au Gouvernement :

  • De tenir les engagements pris par l’État dans le contrat de développement territorial de l’amiénois signé le 16 mars 2017 par le Premier Ministre Bernard Cazeneuve,
  • D’engager une réforme globale des finances locales qui garantisse l’équité sociale et territoriale en lien avec une politique d’aménagement équilibré du territoire, aujourd’hui absente,
  • De respecter scrupuleusement la Constitution, à savoir tout particulièrement le principe de libre administration des collectivités territoriales et le principe de la compensation des charges engendrées par les transferts de compétences,
  • De mener dans le cadre de la loi de finances, une contractualisation financière qui, au lieu d’enfermer son budget dans un carcan opposé aux principes même de la décentralisation, permette au contraire à la Ville d’Amiens d’œuvrer à la protection de ses habitants les plus fragiles et de développer les atouts de son territoire.

ADOPTE à l’unanimité

 

Rentrée 2017: nos 3 vœux de soutien

Au dernier Conseil municipal (14 septembre) et au dernier Conseil d’Amiens Métropole (21 septembre), nous avons soutenu plusieurs vœux que vous retrouverez ci-dessous :

  • Pour le maintien des emplois aidés (déposé avec le groupes PC et PS),
  • Pour le maintien du barreau TGV Picardie Roissy (déposé par la majorité),
  • Pour l’inscription de la pose de la 1ère pierre de la Cathédrale d’Amiens au calendrier des commémorations nationales 2020 (par le groupe PC, à voir ici).

VoeuEmploisAides_acte_54bis

VoeuBarreauTGV_acte_48

VoeuBarreauTGVbisacte_48VoeuCATHEDRALE_acte_48

Pour une territorialisation de la Contribution Climat Énergie

Une fois n’est pas coutume, nous avons déposé un vœu au dernier Conseil d’Amiens Métropole de la saison, le 6 juillet 2017. Et c’est assez inédit, il faut le souligner, pour la deuxième fois consécutive, la majorité LR-UDI l’a adopté à l’unanimité, non sans grimace :

Ecotaxe

Depuis la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, les Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET) sont désormais obligatoires à l’échelle intercommunale et doivent décliner des objectifs cohérents avec les objectifs internationaux de la France en matière de climat (-40 % d’émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030).

Mais les collectivités (EPCI et Régions) se sont vu transférer ces nouvelles compétences sans aucun transfert de moyens. Sans ressource, la mise en œuvre de ces plans et schémas risque de rester en grande partie à l’état d’intention. Ce risque est aggravé par le contexte de restriction budgétaire et de réforme des finances publiques locales privant quasiment de toute marge de manœuvre les collectivités. Rappelons que si l’élaboration d’un plan ou schéma coûte environ 1 € par habitant, sa mise en œuvre à l’échelle du territoire coûte 100 à 200 € par habitant.

Afin d’accompagner les populations et les acteurs économiques dans la rénovation énergétique, la lutte contre la précarité énergétique, la baisse des émissions de gaz à effet de serre ou le développement des énergies renouvelables, une Contribution Climat Énergie (CCE) a été mise en place en France en 2014. Ce n’est pas une taxe spécifique, mais une composante des taxes intérieures de consommation, proportionnelle au contenu carbone des combustibles fossiles concernés. D’un montant initial de 7 € par tonne de CO2, elle a été réévaluée chaque année pour atteindre 30,50 € en 2017, 56 € en 2020, puis 100 € en 2030. En 2016, les recettes de cette contribution, estimées à 3,8 milliards d’euros, n’ont pas été affectées au financement de la transition énergétique. Enfin, à partir de 2017, une part des recettes (1,7 milliard cette année) doit être affectée au « compte d’affectation spécial pour la transition énergétique ».

En conséquence, pour donner du sens à cette fiscalité carbone avant le vote du Projet de Loi de Finances de l’État, le Conseil d’Amiens Métropole réunit en séance le 6 juillet 2017, et engagé dans l’élaboration de son Plan Climat Air Énergie Territorial, émet le vœu que soit affectée à partir de 2018 une part du produit de la Contribution Climat Énergie, issue de la consommation intérieure des produits énergétiques prévue à l’article 265 du code des douanes, soit 10 € par habitant et par an aux EPCI ayant adopté un Plan Climat Air Énergie Territorial, conformément à l’article L. 229-26 du code de l’environnement.

Adopté avec un petit amendement sur la date d’entrée en vigueur.

Pour un classement en REP+ des écoles Marivaux et Beauvillé

Déposé par Marion Lepresle pour les élu-e-s écologistes, socialistes, communistes, nous avons formulé le vœu pour le classement en REP+ de ces deux écoles lors de la séance du Conseil municipal d’Amiens de jeudi 29 juin 2017.

Cette proposition a été accueillie favorablement et adoptée avec 2 amendements proposés par la majorité : que les parents soient bien informés du changement de parcours éducatif et qu’en cas de refus, le doublement des classes soit assuré.

 

EcoleRep+

Amiens, pancarte installée devant l’école Beauvillé

Les écoles Marivaux et Beauvillé sont situées dans les quartiers prioritaires du contrat de ville d’Amiens Métropole 2015/2020.

Or du point de vue de l’Éducation Nationale, ces deux établissements ne relèvent pas de « Réseau d’Éducation Prioritaire », alors même qu’ils accueillent les élèves en difficulté scolaire issus de quartiers classés prioritaires par l’État.

Le classement en REP+ apporterait une réelle montée en puissance des moyens humains permettant d’améliorer encore davantage la réussite de ces secteurs.

Les parents d’élèves de ces écoles ont pétitionné pour demander ce classement afin notamment de baisser le nombre d’élèves par classe et bénéficier des mesures accompagnant les REP+.

C’est pourquoi, le Conseil municipal d’Amiens réunit en séance le 29 juin 2017, soucieux de la réussite éducative de tous les enfants amiénois, soutient la demande des parents d’élèves de classer à titre exceptionnelle les écoles Marivaux et Beauvillé en REP+ dans l’attente de la future carte scolaire et encourage le travail d’information et de concertation entre les établissements concernés pour rendre opérationnel cette disposition.

Vœu (+ 2 amendements) adopté par le Conseil municipal du 29 juin 2017.